FIN DE LA TRAGÉDIE
Voltaire, c'est toute la tragédie du xvni" siècle : hors de lui, il n'y a rien qui puisse nous arrêter. Il contient et Lanoue.etLemierrc, et La Harpe, et De Belloy, et Saurin, et Chénier : il les contient tous, et à eux tous ils sont loin de lui équivaloir. L'histoire des mœurs peut enregistrer la superficielle émotion patriotique qui se manifeste à propos du Sièf/e de Calais (t765j : mais Uc Belloy en luimême n'intéresse pas l'hisloire littérairelUn seul homme est à signaler, c'est Ducis, pour ses adaptations des drames shakttspeariens : Ilamlct (176&), lioméo et JuUeiïeTrrT^); WHoi Leur (1783), Macbeth (1781), Jean Sans Ti-rrc (1791), Othello (170-2). Mais ces drames qui réduisent Shakespeare h. l'étroitesse de la technique voltairienne, ces drames seul illisibles, et ridicules aujourd'hui. .Nous aurons à y revenir pour indiquer les causes qui ont fait de l'œuvre de Ducia un remarquable cas d'avortement littéraire.
1. Du moins il n'inléresse que l'IiisUiire <le la décoiallon et de la mise i-n scène. Les notations du décor dans ses tragédies sont très curieuses et détaillées (//• éd.).