‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 357 sur 504 · LES PAYSAGES DE" CHATEAUBRIAND · texte numérisé non relu

LES PAYSAGES DE" CHATEAUBRIAND

En lui, il trouve pourtant quelque chose qui n'est pas lui, une représentation du monde extérieur; et traduisant toutes les sensations de son œil comme il traduisait les sentiments de son cœur, il a écrit les plus belles pages de son œuvre. H n'était pas sans s'en douter, et il disait bien que si sa bataille des Francs et sa description de Naples et de la Grèce ne sauvaient pas les Martyrs, ce n'était pas son ciel ni son enfer qui les sauveraient 2. Il jouissait par les yeux, il avait cette sensibilité du peintre qui perçoit des beautés invisibles à la foule dans le dessin d'une attitude ou d'un mouvement, dans les transparences ou les brumes de l'air, dans l'harmonie des tons et des lignes d'un paysage immobile ou d'une

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