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curieuses impressions d'art, des copirs, à sa manière, de Ribera, de Valdès \:ca\; de Zurbaran '.
Dès lors il se plaira de plus en |»liis ;"i ces traductions : loujouis incomparable dans l'expression directe de la nature, il n'aura jamais plus de décision et do vi|,'ucur (jue lorsqu'il travaillera d'après une œuvre d'art, que ce soit un tableau de Vanutclli, une eau-forte de Leys, ou une aquarelle de la princesse Mathilde-. Il est comme ces fjraveurs qui aiment mieux rendre un tableau «lu'un paysage naturel ^. Et c'est peut-être parce que Gautier n'est pas créateur; il aime à trouver le sujet composé, l'impression et le caractère dégagés par un artiste : alors il comprend l'intention, et il rend les elîels avec une surprenante sijreté d'œil et de main. De là sa tbéorie absolue et provocante de Cart pour l'arl*: elle affranchit l'art de la morale, elle l'affranchit même de la pensée. La forme seule importe : il n'y a pas besoin d'idées. C'est tout simplement la formule du lempéramont de Gautier.
11 n'avait jamais eu l'invention rythmique très riche : très bon ouvrier pourtant, très patient el très habile, des mètres peu nombreux, qu'il avait choisis. Il finit par s'arrêter au quatrain d'octosyllabes, répété autant de fois que le sujet l'exigeait : dans cette forme étroite et précise, il est niailre. Il en avait toujours usé avec goût el succès : il en composa (sauf deux pièces) tout son recueil d' Émaux el Camées. Ce litre est expressif el très juste. Gautier ne fait plus de tableaux ici : il peint sur émail, il grave en pierres fines; le travail est minutieux et large; chaque pièce est d'un fini qui étonne. Plus que jamais, rien pour la pensée ni pour le cœur, tout pour les yeux; cela s'appelle Elmies de rhains, ou Symphonie en blanc majeur : une aquarelle, un bibelot, une statue du musée, un aveugle jouant du basson, l'obélisque, Paris sous la neige, voilà ses modèles; ou bien il grave la vision que Nodier ou Mérimée donnent de leurs héroïnes, Inès de las Sierras ou Carmen. Sa fantaisie n'est pas d'un penseur, mais d'un artiste : il associe aux formes présentes des formes éloignées, 'Il Tôbétisque de Paris, les obélisques de Louqsor, à la bande des hirondelles sur les toits de Paris, les corniches ou les terrasses de Grèce et d'Orient où elles hiverneront : plus raffiné, mais de même ordre, le procédé par lequel il réalise des idées abstraites ou transpose des sensations. Les quatre saisons deviennent un quatuor, el dès lors l'hiver est un musicien qui chante des airs vieillots, <( le nez rouge, la face blême ».
. 1. Poésies, H, -'i:., m, 152.