‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 402 sur 504 · Une famille au temps de Luther · texte numérisé non relu

Une famille au temps de Luther

3. F. Ponsard (1814-1867), né à Vienne (Isère). — Édition : 3 vol. in-8, C. Lévy. — A consulter : C. Lalreille, La fin du théâtre romantique et François Ponsard, 1899.

986 l'époque romantique.

une apparence d'exacte vérilt'', dont la viltialion oratoire du discours a doublé l'elTet. On eut pendant quoique temps l'illusion que le th*;ilre français comptait deux ou trois chefs-d'œuvre de plus.

Un l'ait plus important se produisit : UaiJiel ' débuta à la Comédie-Prançaise; et do 1838 à 184;J, Camille, Pauline, Herniione, Monime, Esther, Bérénice, Koxane, Phèdre, Athalîë Tëpârurenl. (]"était la tragédie qui ressuscilAÏt, mais la vraie tragédie, la vivante, l'humaine, celle de Corneille et celle surtout de Hacine^ il suffit que Hachel montrât dcitis tôulie la violence de leurs passions les « raisonnables » héroïnes du théâtre classique, pour rabattre l'extravagante excentricité du drame romantique.

Mais le romanlisnie avait nettoyé la scène : unilés, conventions, style, il avait tout bousculé. Bien ne devait plus faire obstacle au poète qui aurait quelque chose à dire sur l'homme, et qui saurait le dire par les moyens spéciaux du drame. Mais, si tout était démoli, rien n'était fondé. La tragédie était impo5s|b|e. Le drame historique ne vivait pas. Le drame de passion rejetait le vêtement littéraire, et s'en allait chercher les scènes populaires, où le public n'a pas besoin de style.

La place à prendre fut prise par la comédie; le mouvement que nous avons observé au xvni^ siècle dans l'apparition de la comédie larmoyante et du drame bourgeois, se reproduisit vers ISriO, où Ion voit Augier et M. Dumas lils tirer de la comédie l'unique forme littéraire du drame sérieux qui ait été réellement vivante en ce siècle

Page 1