‹ Histoire de la littérature française illustrée v.1Chapitre 188 sur 402 · CAL · texte numérisé non relu

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LA CATHÉDRALE DE NOYON, que Calvin a fréquentée dans son enfance et sa Jeunesse

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CALVIN. - PortraIt du musée Boijmans, à Rotterdam.

Cène (1541); des pamphlets, comrne Ie Traité des reliques (1543), I'Excuse aux N icoc\émites (1544); enfin la somme de sa doctrine théologique : n nstitution de la religion chrétienne. Ces écrils représentent un cinquième de son æUVre total: Ie reste est en latin.

Le Corpus reformatorum de Baum, Cunitz et Reuss (1863) contient ses (Euvres complètes. Ses Lettres françaises ont été publiées par Bonnet, 2 vol., 1854, Llnstitution de!a religion chrétienne (texte de 1541) a été rééditée en 1911, sous la direction d'Abel Lehanc, par Henri Chatelain et Pannier, 2 vol. Consulter: E. Doumergue, Jean Calvin, les hommes et les choses de son temps, 5 vol., Lausanne, 1891-1897, et A. Lefranc, la Jeunesse de Calvin, 1888.

Caractère de Calvin

U NE volonté tenace el un amour passionné de lïdée, de rargumentation, du système, voilà les traits essentiels de la physionomie morale de Calvin. II se donnait tout entier, sans ménagement, à son apostolat. De bonne heure, il sÏmposa un travail accablant pour un organisme que minaient diverses maladies. Ses nerfs étaient très impressionnables. Des colères fréquentes et violentes Ie secouaient; il a raconté lui-même qu'après un accès de rage il dut garder Ie lit toute une journée. Sa vie était vouée à une seule tâche : assurer Ie règne de sa doctrine. :\Ion qu'il n'y ait eu, dans son âme ardente, quelque place pour lesaflections douces. Au temps de son adolescence, il s'est abandonné à quelques amitiés. II ne s'est pas complètement refusé aux jouissances des sens et de IÏmagination. II a été sensible au charme de la musique et lui a assigné en conséquence un rôle dans sa liturgie. II a qualifié d'inhumaine la philosophie qui interdit à rhomme de se complaire à la beauté ou au parfum des Aeurs et à (I d'autres fruits licites de la bénéficence divine n. 1\-1ais ces sentiments s'eflacent ordinairement devant la passion du logicien pour les idées : c'est cette passion qui règne en souveraine dans son éloquence.

Sa correspondance Elle comprend environ trois cents leures missives, adressées soit à de grands personnages commc Ie roi de France, Ie lord protecteur d'Angleterre, la reine Marguerite de Navarre, Ie roi Antoine de Navarre, Jeanne d'Albret,la duchesse de Ferrare, Ie prince de Condé, r amiral de Coligny, Ie seigneur de F alais ; soit à d s églises réformées de ('étranger : celie de Frandort, celie de \'\lesel ; soit aux petiteséglises calvinistes éparses en France: celles de Poitiers, de Loudun, de La Rochelle, etc. Pas de leures familières. A part quelques mentions de ses maladies, coliques, migraines, fatigues causées par ('usage du cheva\' ceUe correspondance ne nous livre rien qui nous fasse pénétrer

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