‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 18 sur 114 · Vrai · texte numérisé non relu

Vrai

Ou pluseurs sont de bouche bons amis, Qui promettent Tun l'autre passer l'onde, Mais leurs cuers* sont 1res morlelz ennemis.

L'un tire avant, l'autre arrière; L'un cuide* entrer, l'autre lui fait barrière ; Puis vient sur eulx qui tondis les chastie.

Advise si chascuns' a ma prière ; Qui legier croit, certes c'est grant folie.

Prince, quant cuers ne s'acordent aux dis*, Estre ne puet nulz plus mortelz périls :

Mainte cité en a esté perie.

Mains Roys destruits, mains royaumes péris • Bon fait ouvrer'* par sens et par advis :

Qui legier croit, certes c'est grant folie.

Le théâtre au xiv* siècle.

15. Le répertoire dramatique du xiv« siècle a été moins maltraité du temps que celui des deux siècles précédents. Il nous reste de cette époque quarante-trois pièces qui toutes, sauf une seule, appartiennent à un même genre, celui des Miracles de Notre Dame, et mettent en scène un événement merveilleux attribué à l'intervention de la Vierge Marie.

Quarante de ces pièces nous sont parvenues réunies dans un même manuscrit, qui probablement représente le répertoire d'un seul Puy^. On sait que l'on nommait ainsi des associations semi-religieuses et semi-littéraires

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