Uefardez ; inventez faussement
PATHELIM. 145
— « Allez voir si j'y suis encore », dit Pathelin. Et Guillaume éperdu y court.
L'avocat et son client restent seuls : « Eh bien ! Agnelet, te voilà quitte; paye-moi maintenant. — Bée. — Ce n'est plus l'heure dédire : bée, tu peux parler ; paye-moi.
— Bée. » Prières et menaces n'y font rien; le berger bêle pour toute réponse.
PATHELIN
Maugrébieu ! Ay-je tant vescu
Qu'un bergier, un mouton vestu,
Un vilain pailiart me rigolle*.
— Bée! — Heu! Bée! L'en* me puisse prendre
Se je ne voys' faire venir
Un bon sergent ! Mesavenir
Lui puisse il ♦ s'il ne t'emprisonne !
LE BERGER, s'enfuycnt.
S'il me treuve, je lui pardonne !
Tel est Pathelin, ce chef-d'œuvre d'esprit, d'observation, de vérité. Le fond n'est rien : un marchand, fripon et sol, est volé par un avocat fripon et retors.; survient un lourd rustaud, un « mouton vêtu », qui dupe l'un et l'autre. Mais cette fable insignifiante est mise en œuvre avec un véritable génie comique. La moralité n'en est pas très élevée : c'est tout au plus celle qu'un vieux proverbe résumait ainsi : à trompeur, trompeur et demi. Morahté toute négative, simple leçon d'expérience, qui ressemble à celle des Fables de La Fontaine.
»l. Les Fêles des FouS y les Fêtes de VAnCy ces satur- ' nales indécentes qui, jusqu'au miHou du xv« siècle, mal- j gré les anathèmes des papes, des conciles, des évéques,
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