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LA LITTÉRATURE AU MOYEN ÂGE

Le théâtre qui cherche sa voie donne des œuvres d'une allure très libre : le Jeu de Saint Nicolas, et le Miracle de Théophile pour le drame, les pièces d'Adam de la Halle pour la comédie.

Enfin la prose se constitue avec deux historiens de grande valeur; Villebardouin et Joinville.

^L Le XIV* siècle est un âg-e de transition : époque ■doublée, malheureuse au point de vue poUtique, elle "ient peu de place dans le développement Httéraire. La lang-ue s'altère, les genres s'appauvrissent, les écrivains répètent ceux qui les ont précédés. Les poètes féconds et médiocres ne parviennent à nous toucher que lorsqu'ils s'inspirent des misères du temps. Le théâtre n'arrive pas encore à trouver sa forme définitive. Cette époque n'a fourni qu'un grand écrivain : l'historien Froissart.

Au XV siècle la Httérature fait un vig-oureux effort. Elle donne au théâtre l'abondant répertoire des mr/stères, des farces, des moralités, des soties, et s'honore de deux g'rands écrivains, l'historien Gommynes, le poète Villon.

Mais la société s'est renouvelée, on dédaig-ne et on rejette tout ce que ie moyen âg-e avait respecté; des influences étrang-ères commencent à se faire sentir. Il faut aux temps nouveaux une littérature nouvelle.

Telle qu'elle est, la littérature du moyen âg-e offre un remarquable ensemble, et ne mérite pas les dédains qu'on lui a prodigués. Entièrement originale, elle s'est façonnée d'après un idéal social et moral particuUer. Elle H produit un g-rand nombre d'œuvres parmi lesquelles il en est qui s'imposent à l'admiration. Ce qui lui a manqué, c'est, avec une langue suffisamment riche et souple, lô sentiment de la forme et le culte de l'art.

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