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TRADUCTEURS. ÉRUDITS HISTORIENS

sur la lormation du cristal, la jiuissante action des sels, la présence des coquillages dans les continents et l'origine des fossiles. Et, en même temps qu'un fort intéressant écrivain, on saluera dans la personne de Bernard Palissy, avec Cuvier, Dumas et Chevreul, le fondateur de ia science g-éologique en France .

RÉSUMÉ

92. Le xvî" siècle passionné pour l'antiquité, devaii être amené à traduire les ouvrages latins et grecs dont il admirait les idées autant que la forme. Jacques Amyot (1513-1593), grand aumônier de France et évêque d'Auxerre, est le plus remarquable parmi les traducteurs du xvi" siècle. Il a rendu de grands services à la langue et obtenu un succès universel par sa version des « Vies » et des « Œuvres morales » de Plutarque.

93. Amyot, tout en se bornant à traduire, fait une œuvre originale. Son style, qui est bien à lui et auquel on a reproché de n'être pas assez le style de Plutarque, est naïf, imagé ; sa langue est puisée à la source purement française.

94. L'érudition du xvi« siècle est très confuse et mêle souvent la fantaisie à ia science. Ainsi fait Jean Le Maire de Belges, qui dans ses << Illustrations des Gaules » résume la légende des origines troyennes de la France.

95. Etienne Pasquier (1529-1615) dans ses « Recherches de la France » et Claude Fauchet, ont fait œuvre d'érudition solide et montré un souci de notre ancienne littérature que depuis on a trop longtemps perdu.

96. A côté du latiniste Dolet, de Thébraisant Vatable el de l'heUénisle Budé, lesEstienne servent les lettres par leurs livres savants autant que par leurs travaux

d imprimeurs. Henri Estienne (1528-1508), dans trois traités importants, a défendu le français contre l'invasion de l'italien.

97. L'histoire et même les mémoires ont peu de valeur /ittéraire. Si François de la Noue dans les « Discours politiques et militaires » nous charme par sa gravité et par des qualités toutes nouvelles de style, si Biaise de Montluc (1502-1577) dans ses « Commentaires » nous plait par une brusquerie toute militaire, Brantôme (1534?-16i4), dans ses « Vies des capitaines illustres » et dans ses « Vies des dames illustres », réduit l'histoire à n'être qu'un recueil d'anecdotes.

98. Enfin les savants eux-mêmes, en voulant se mettre à la portée de tous, font œuvre de littérateurs. Pierre Belon et Ambroise Paré (1510-1590) avec leurs livres d'histoire naturelle et de chirurg-ie, Bernard Palissy (15107-1590?) avec sa « Recepte véritable » et ses « Discours » exposent d'une façon intéressante des découvertes ou des théories que ne dédaigne point la science moderne.

LECTURES RECOMMANDÉES

De Blignières, Essai sur Amyot et les traducteurs françuh du xvi« siècle. — Normand, Montluc. — Hauser, François de la A'oi/c. — Sayous, Les écrivains de la reformation. — Ernesl Dupuy, Bernard Palissy. — Louis Audiat, Bernard Palissy. — L. Levrault, VHistoire (les geures littérairesV — Gourtftult, Biaise de Montluc.

TEXTES A CONSULTER

Etienne Pasquier (L. Feugère). — La Noue (collections Petitol et Michaud). — Montluc (De Ruble. Société de rilisloire de l-Vance). — Brantôme (L. Lalanno. Société de l'Histoire do t-raace). - Ambroise Paré (J.-K. Malgaigne). — Bernard Paiissj; (éditions Anatole France et Fillon^

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