Strabon, XIV, p
CRATÉS DK MALLOS lî^î^
vés aux confins d'une nouvelle |htùh1o, oaraolèristv j^^r des relaticms de plus en plus frêquenlos aviv riVoidonl.
Tous ces critiques et cesérudils nousaohoiiiiiUMil nu turellement vers la liltératuro lechniquo ol HiiViinlo. très abondante dans le monde alexandrin. I«e u* Hii'^rlo, en effet, a été un âge d'investigation on touH hoiik. do progrès, de découvertes parfois considorabloK. Kn nialliA matiques, en physique, en histoire iiaturrllr, ihi iim'mIucine, il a produit une riche moisson d't^crilH. Nous un pouvons guère pourtant nousyarnHer. Non Hi'ul(*nM*nl la plupart de ces ouvrages ont péri, mais riniportanrn même de ceux qui subsistent est toute srientiiiqm* ; Un appartiennent à l'histoire des sciences, non h cv\Ui fin la littérature, ^ous sommes donc obligés de nous en tenir k quelques noms seulement, choisis parmi lespluN grands ou les plus significatifs '.
^lettons d'abord à part un disciple d'Aristote. Ari^to xêiie. qui e^ un des premiers en <iate, et dont le^ étii des â-jcit un peu en dehors du cailre d<;»* Hci*'fic<'n qui rieiin-fiil d'être énumérées : il sV*>l oc'ruj^'r ituri'/ul, en r3e::. 4*- Hjtv.'rie r}'tbmique et mij-ïi'r^iîe * ArieU/x^-ne, nA
l.*^ f,-r-wrî^ ftir-xi:A4L-ttei .«i:: .•:. ; -.;:. >. t ;. i, • :.; * • ; ;, i • ; ^j-i-. •■, . -.^ : *M .,
à Tarente d'une famille de musiciens, se livra d'abord à Tétude pratique de la musique. Son père, Spintharos, était un musicien célèbre. Le jeune Aristoxène fut son élève, puis celui de plusieurs autres maîtres renommés. La philosophie ne tarda pas à l'attirer également. Il connut d'abord, semble-t-il, des Pythagoriciens. Mais il vint ensuite à Athènes, au temps où Aristote y enseignait. Il s'attacha aussitôt à ce maître incomparable. On raconte que la réputation d'Aristoxèno dans l'école fut assez grande pour qu'il put espérer de devenir scolarque à son tour : mais ce fut Théophraste qui l'emporta, et Aristoxène, dit-on, s'en montra blessé. Quoi qu'il en soit de ces historiettes, ce fut un esprit vigoureux et original. Il avait laissé de nombreux écrits (453, selon Suidas), qui se rapportaient aux sujets les plus variés. Aristoxène fut un des premiers, après Aristote, à donner l'exemple d'un savoir encyclopédique et d'une curiosité insatiable en tous sens. Ses ouvrages philosophiques eux-mêmes avaient un caractère historique et érudit très marqué : c'étaient des traités sur les lois (N6[jt.oi luxiSeuTixot, N6[Jt.o'. ttoXitdcoî) et un recueil de Sentences Pythagoriciennes^. Puis il avait composé, suivant une mode alors naissante, plusieurs volumes de Souvenirs ou de Mélanges, dont les plus célèbres étaient des Propos de /a6/e(2u[jL[jt.i)CTa <JU[jt.7roTi)cà) . Il fut le premier, nous l'avons vu, ou l'un des premiers, à écrire l'histoire des philosophes et des écrivains. Ses Vies des hommes illustres (Bioi àvSpûv), consacrées à Pythagore, à Archytas, à Socrate, à Platon, au poète dithyrambique Télestès, à d'autres encore que nous ne savons plus, — puis ses écrits Sur les poètes tragiques et Sur les joueurs de flûte, ont été un modèle souvent imité, en même temps qu'une
1. Sur Aristoxène philosophe, v. surtout Ueberweg, Grundriss der Philosophie der Griechen, 8« éd., publiée par Heinze, Berlin, 1894 (p. 252 et suiv.).