‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 101 sur 605 · Bœckh, Schol. Pind,, préface, p · texte numérisé non relu

Bœckh, Schol. Pind,, préface, p

4. C'est du moins Topinion généralement admise. Y. cependant chez A. Ludwig et P. Cauer, des conclusions assez différentes.

5. Suidas rapporte qu'il eut une quarantaine de disciples de son Tivant.

6. Rappelons ici, pour mémoire, deux adversaires d'Aristarque, Xénon et Hellanlcos, qui se rendirent célèbres pour avoir été les premiers ckorizontes : Us c séparaient >, parmi les poèmes homériques VIHade de l'Odyssée, et ne laissaient à Homère que le premier des deux ouvrages. Aristarque avait composé un traité Contre U paradoxe de Xénon, Cf. Susemihl, I, p. 453, n. 101, et II, p. 149-150.

Le dernier des grands critiques de ce temps estCratès, de Mallos (en Cilicie), contemporain d*Aristarque et parfois son adversaire *. Cratès de Mallos fut attiré à Pergame par Attale II, qui l'envoya à Rome comme ambassadeur ' (en 168). C'était un stoïcien, que sa philosophie même conduisit aux études grammaticales. Après Chrysippe, il défendit la théorie de Vanomalie, c'est-àdire de l'irrégularité grammaticale, combattue par Aristarque au nom de Vanalogie, Son traité Sur le dialecte attique, en cinq livres au moins, ne nous est connu que de nom ^ Il avait publié des commentaires sur V Iliade et VOdyssée, sur la Théogonie d'Hésiode, sur d'autres poètes encore. Son point de vue paraît avoir été fort différent de celui d'Aristarque et de son école. Il semble avoir été géographe et savant autant que philologue, et, dans les matières de philologie proprement dite, avoir porté le même goût des faits en défendant Vanomalie, c'est-à-*lire la liberté de la poésie et la diversité vivante des dialectes. De plus, en sa qualité de stoïcien, il restait fidèle à l'habitude de chercher dans les œuvres littéraires des allégories. Peut être fut-il un des auteurs des Ilîvaxsç (tableaux ou catalogues) de la bibliothèque de Pergame*.. et contribua-t-il îi fixer, pour les orateurs attiques, le canon classique, qui semble venir de Pergame plutôt que d'Alexandrie ^ Cratès de Mallos, en somme, est mal connu. Ajoutons qu'il passe pour avoir été le maître de Panœtios * : ceci, comme le fait de son ambassade à Rome, nous avertit que nous sommes arri-

1. Fragments recueillis par C. Wachsmulh, De Cratete Mallota^ Leipzig, 1860. Notice de Suidas.

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