Cf. C. MûUer, p
5. Ou peut être, selon Diogéne Laërce (I, 10), nep\ rf,; twv AIy^ic*
peuple de sages '. Diodore de Sicile résume Timage qu'il avait tracée de leur manière de vivre ^ C'est aussi Diodore qui nous donne les indications les plus précises sur ses jEgyptiaca ^. On y trouvait, avec des descriptions de monuments^ des informations abondantes, mais évidemment fantaisistes, sur les idées religieuses de l'ancienne Egypte et sur les emprunts que les sages de la Grèce, depuis Orphée jusqu'à Démocrite et Platon, n'avaient cessé de faire à la science des Egyptiens. La méthode d'IIécatée n'avait rien de critique : elle était à peu près la même, dans ces récits sur l'Egypte, que dans sa description des Hyperboréens. L'histoire n'était pour lui qu'un cadre, où il enfermait des vues personnelles et arbitraires sur la religion et sur la philosophie. Bien qu'il ait trouvé des imitateurs *, son influence fut limitée et ne saurait se comparer à celle d'Evhémère.
Évhémère, de Messine en Sicile, fut l'ami de Cassandre, roi de Macédoine, qui paraît lui avoir confié certaines missions lointaines d'où il tira peut-être l'idée de son livre, ou du moins le cadre de ses fictions 5. Cet ouvrage était intitulé U Inscription sacrée (*lepà àva- YpxçT;). Évhémère y racontait qu'après avoir parcouru la Phénicie et l'Egypte, il était arrivé dans l'Arabie Pé-
1. Pindare, Pyth. X, 29-44. Cf. le poème attribué à Abaris (v. plus haut, t. II, p. 455).