‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 121 sur 605 · Cf. Couat, p · texte numérisé non relu

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UKRMÉSIANAX, PHANOCLÉS, ETC. 165

puérilité romanesque du thème, érudition à la fois pédantesque et frivole, riche de mots et insoucieuse de la vérité; le tout écrit dans une langue plus laborieuse que vraiment élégante. Il est curieux de rencontrer tout d'abord, dans Tentourage immédiat de Philétas, un exemplaire aussi accompli des défauts qui menaçaient désormais la poésie.

Phanoclès, vers le même temps i, avait composé un poème élégiaque intitulé Les amours, ou les beaux iphèbes ("EpwTe; ri xaL).o{). Il y racontait, comme Hermésianax, en vers élégiaques, d'antiques légendes. Vingt-huit vers sur la mort d'Orphée, qu'il attribue à la jalousie excitée chez les femmes thraces par Tamour du poète pour le beau Cédais, nous ont été conservés par Stobée *. Le morceau ne manque pas d'une certaine grâce mélancolique : on comprend qu'il ait pu inspirer Virgile. Les deux premiers mots du fragment, y\ ci);... (ou comment,..), imités du célèbre r^ oÎïï d'Hésiode, laissent encore entrevoir le procédé de composition, la forme d'énumération artificielle.

Alexandre d'Étolie est encore un de ces fondateurs de l'élégie alexandrine et probablement un des disciples de Philétas '. Comme Philétas, il était grammairien et poète. Philadelphe le fit venir à Alexandrie pour travailler à l'organisation de la bibliothèque : c'est à lui que fut confiée la révision des œuvres tragiques *. Ses œuvres poétiques étaient variées. 11 avait composé des

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