Anonyme De Comœdia, dans les Anecdota de Cramer, I, p
tragédies qui lui valurent l'honneur d'être compté parmi les poètes de la pléiade. L*un de ses drames, les Joueurs d'osselets ('AcTpaYotXiaTai), mettait en scène la mort du Gis d'AmphidamaSy tué par Patroclq à la suite d'une querelle de jeu ^ On lui attribuait aussi des poèmes intitulés : Phénomènes (*aiv6(wvx), Crica (KpCxa; sujet inconnu, et authenticité douteuse-), Le Pêcheur ( *A>.i6!i; ; mythe de Glaucos'); puis deux recueils d'élégies, Apollon * et Les Muses *, où il racontait, à peu près conmie ses prédécesseurs et ses contemporains, des légendes amoureuses *. Un fragment de trente-quatre vers, tiré de V Apollon, est une prophétie où le dieu raconte par avance les tragiques amours d'Anthée et de la femme de Phobios. Le morceau révèle un versificateur habile et curieux plutôt qu'un poète vraiment ému '.
A côté de Philétas et au-dessus des poètes dont nous venons de parler, se place Asclépiado de Samos, leur contemporain *. C'est à lui que Théocrite, dans la vu* Idylle, fait allusion sous le nom de Sikélidas de Samos •. On peut conclure de ce passage qu'Asclépiade était un peu plus âgé que Théocrite et que celui-ci le considérait comme un maître. 11 avait composé des
\, Cf. Nauck, Tragic. grœcor. fragm, (2« éd.), p. 817. t. Athénée, VII, p. 283. A.