AnthoL de Jacobs, I, p. 139 et suiv
POSIDIPPE, HÉDYLOS 169
ques épigrainmes de lui ont de la vigueur et de Télégaiice.
Posidippe fut surtout, comme Asclépiade, un poète d*épigraniincs^ et probablement un disciple de ce maître K 11 semble avoir connu personnellement Zenon et Clcanthe -.
11 nous reste sous son nom une vingtaine d*épigrammes dont les sujets se partagent entre trois ou quatre thèmes traditionnels : épitaphes vraies ou fictives^ inscriptions d'offrandes, épigrammes amoureuses, moqueuses, philosophiques. Le texte en est si altéré qu'il est difficile de se prononcer toujours, en pleine sécurité, sur le mérite du poète : il semble pourtant avoir eu moins d'originalité que d'application et de savoir. Il ne manque pas d'esprit ^ mais cet esprit est quelquefois contourné ou froid*. Comme Asclépiade, il célèbre Mimnermc et Anlimaque *. Ses plaintes amoureuses s'expriment dans le vocabulaire consacré, sans accent bien personnel. Sa philosophie, mélancolique et pessimiste, a plutôt l'air d'un jeu d'esprit que d'une conviction sérieuse •. Quelques formes de langage paraissent trahir une influence curieuse de la langue parlée ". Au total, Posidippe n'est pas un poète fort remarquable.
11 faut en dire à peu près autant d'IIédylos, disciple
1. Cf. Susomihl. II, p. 530-53i, et Ouvré, op. cit. — Fragm. dans Antkol. Jacohs, t. II, p. 46-52. — Méléagre le nomme dans su préface <v. 45-46) à côté d'Asclépiade.