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HÉRODAS 175
vaient donner aucune idée de son mérite. En 1891, M. Kenyon a publié, d'après un papyrus du Musée Britannique, sept mimes de ce poète, quelques-uns en médiocre état de conservation, mais plusieurs assez complets pour que la physionomie littéraire de Tauteur nous apparût avec clarté ^
I^a biographie d'IIérodas ne nous est pas connue. Son nom même prête au doute : on l'appelle Uérodas ou Hérondas '; le papyrus ne porte pas de nom d'auteur. Quelque forme qu'on préfère, le nom est dorien. Xénophon mentionne dans les Helléniques un Ilérodas, de Syracuse '. Le poète fut peut-être Syracusain, comme Sophron et conmie Théocrile; mais il semble avoir habité surtout à Cos, où se place la scène de plusieurs de SOS mimes. Le temps où il vécut est déterminé d'une manière approximative par la manière dont Pline' le cite à côté de (^allimaque, et surtout par quèhiu(»s allusions contenuesdansses vers: l'Egypte décrite dans le premier mime est celle de Ptolémée Philadelphe ; la mention
\. Kenyon, Classical texh from papyri in the Brilish muséum, induding the newtij dUcovered poems of llerodas, Londres, 1891 (Sfjpt mimes et un niorcj'du d'un huitième). — Outre de nombreux articles critii[nes dans les revues savantes (cf. l'introd. de Grusius. p. XIV-XVII), de nouvelles éditions furent bientôt publiées; les princii»ales sont celles de Rutherford (Londres, 1891), Grusius (Bibl. Teubner, 1892) et Biicheler (avec trad. latine; Bonn, 1892). Dans celt' dernière, les restitutions conjecturales sont moins hardies qu»' dans celle de («rusius. Édition avec commentaire de R. Meis- It r. 1395. — Deux trad. fran<;aises ont été données en 1893 par M.M. Daluii'vda (Hacliette; élétrante et fidèle, avec une bonne in- Iro.luction), et Ris^ellmel)er (Dolaj^rave ; introduction érudite). M. l'abbé Rai?on vient de publier (chez Poussielguo, 1898) le texte et Li trad. française des mimes III et IV. A consulter : 0. Grusius, Untenuchuiujen zu den Mimiamben des Ilerondas, Teubner, lK9i, et sa traduction allemande d'Hérondas «Olschowsky, La lamjue et la métrique d*Ilérondas, Leyde et Bruxelles, 1897.
2. Athénée, III, p. 80, B; Pline, Lettres, IV, 33; Stol)ée, Floril,, eu six endroits.