‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 156 sur 605 · Théocrite, Vn · texte numérisé non relu

Théocrite, Vn

difi'r^atr» -. Iv U des ilivorsito,^ do ion ol do iWiun* qui iK»us pemietlonl lie voir lo laloiit do r.alluuci«|Uo s«ni:» des aspects multiples, sans on don4vr d^aillours I unité essentielle. L'B^mt^e à Zeus I fut sansdouto oorit. \ors 275. pour une do ces fêtes n^liiriousos quo la |Hditit|ue «le Philadelphe favorisait à Aloxandrio. ot dont nous trouvons un exemple dans la lin do ridxllo dos St/ttieusaines. L'Hymne à /)f7(K< vlV^ ost nianifostomout dostinc à une fêle do Tilo. probablomont «i TiH^cHsiou do renvoi d'une théorie de Pliiladolpho. vers 27 J. l/Z/ymnr à Artémis \}ll^, plus ôpiquo quo lyrique, somldo avoir été fait pour un concours poétique à Kplu^so» |H>sh»rioU' rement à l'année 258. l/Bymnr à De'mrfer \\Ik tMTil en dorien. ne peut convenir qu'à une fohMlorionut» ; il accompagnait sans doute une théorie <to IMula<lol|ih(« (\ Cnide^ à peu près vers le mémo temps quo lo préotMlont, L* Hymne sur les bains de Pallas {\) est égaltMUont en dorien; il présente on outre hî rara«*loro niiiqui^ d'être écrit on vers élé«jia(|ues. Il fui corlaini'monl romposé pour une fête ar^j^ionne. mais la date ou H'nIo inconnue. Quant à l'emploi du motnî élé«j^iaquo. jo scu'aÎH tenté de l'expliquer par le souvoiiir. naturel clio/ un érudit comme Callimaque, des vicMix iioinos éInf;ia<|UON attribués à Sacadas, lequel était justomont d'Ar^uH. L'Hymne à Apollon i\\), eniin, composé pour iiiio fétn d'Apollon Carnéen à (Arène, sembN? appartenir à la dernière année du rè^ne de Philadolplio (2iK-2i7;. apn'^M l'annexion définitive de (îvréne à D'i^fV!»!*'. — ^H» v<Ht que ces j>oèmes, confondus sous lo nom jçénéricpie

1. Pour les dates <J*;s llymnen, v. Cou al, p. 191-237, /Jont l«"» «îoriclasîonE, longa^-rnent rnotivé^'s, um p:ir;iiss<;rit j//îfi'''rîil'îiM<'nl vral- KiiiblaLles. Touteii ces «Iat«f», étaMies 'J'apns I'jm jiIIijhI'hi»» fiil^t» I>AP 1* pot le aax év*-Qeifi';rits corit«'Tijpor;iin'<, ho ni uh\t:^.-Mt\v:m**.ni ap; roïimaUTes. — V. anssi Sufiornilil, j». 35>î-3<;f, oO l'on irouv^r» qael'jiMrs divergebces, hX L*:firiiwï, Heiu^ dtrt tludet yrarf^uf*, 1W4, p. 57S-2S3.

216 CHAPITRE IV.— LA POÉSIE ALEXANDlilNE

A' hymnes, sont sépares les uns des aulres à la fois [)ar leurs dates et par les occasions qui les ont fait naître. La différence des dates, à vrai dire, a peu d'importance littéraire dans ce cas particulier : l'art très savant de Callinuupie est toujours le même; il est aussi sur de son instrument à trente ans qu'à cin<|uante, et aucune trace d'affaiblissement n'apparaît. La nature des occasions a plus d'importance. Certains dtî ces poèmes, comuK* l'hymne élégiaque à Pallas, semblent destinés à fornn»r la pièce centrale, pour ainsi dire, d'une fête religieuse, et évo(|uent le souvenir des « nomes ». D'autres sont plutôt peut-êlre des« proèmes )),des morceaux d'ouverture pour une fête religieuse, connue beaucoup d'hynnies homériques. D'autres enlin semblent destinés à ces concours poétiques et musicaux qui accompagnaient les fêtes. De là, très probablement, le tour un peu plus lyrique de (juelques-uns, le ton plus épique et narratif de quelques autres. De là, peut-être, dans Vllymne à Pcdlas et dans un ou deux autres, les traces qu'on croit apercevoir de la vieille composition nomiquo^ Ces différences sont pourtant secondaires. Si la composition nomique (au point de vue littéraire, et non musical) est réellement quelque chose, elle est si semblable à la composition de tout poème lyri(|ue grec en général que les critiques qui 8*adounent à sa recherche n'arrivent jauïais à s'tntcndre entre eux sur sa nature propre. Et quant au plus ou moins de lyrisme dans h* style, ce n'est jamais (ju'une différence de degré. Les traits connnuns. au contraire, sont essentiels et caractéristiques.

Ce qui remplit tous ces hynnies. c'est la religion, c'est-à-dire l'éloge des <lieux et le récit de leurs légendes. Mais combien cette religion est différente de celle d'un Eschyle ou même d'un Pindare! Callimaque est

1. Bergk. Gr. Hier., II, p. 212 et 218. Cf. Kaisebior, I^e CaiUmacho y6\iM)y poeia (prog.). Brandebourg, 1873.

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