‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 162 sur 605 · Cf. Couat, p · texte numérisé non relu

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22i CHAPITRE IV. — LA POÉSIE ALEXANDRINS

Iraco dans le fragment nouveau. Une épigramme de Crinagoras, dans V Anthologie *. montre l'estime (|ne les connaisseurs faisaient de VBécalé : il est probable que c'était en effet du meilleur Callimaque.

On peut en dire autant des épigrammes qui nous restent sous son nom. Elles n'ont pas seulement l'élégance ordinaire h ce genre de composition : elles ont du tour et du trait, elles sont vives et spirituelles. Les (pialités de Callimaque, si elles n'étaient pas de celles (ju'on est en droit d'attendre de qui aborde les grands sujets, convenaient au contraire merveilleusement à de peliles pièces de circonstance, où la poésie proprement dite n'est pas indispensable.

La gloire de Callimaciue, quoique fort grande de son vivant, eut desadversaires, nous l'avons vu^ Au total, c'est l'admiration qui domine. Catulle a traduit un dt» ses poèmes ; Ovide Ta beaucoup imité : Properce rinvo(|ue avec Philétas '. Quinlilien le met encore au premier rang des élégiaques *. Cependant l'opinion contraire avait aussi des défenseurs. Vu poète de date inconnue, Antipbane. a écrit sur lui et sur sonécohî, sur cette race maudite de grammairiens qui rongent les grandes œuvres et negoûtent qu'Krinna. uneépigramme mordante qui n'est pas sans vérité ^ Martial lui reprocbe de n'être qu'un érudit, à qui manque la saveur de la pure bumanilé •. La juste mesure se trouve peut-être dans le

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