‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 161 sur 605 · CALLIMAQUE S · texte numérisé non relu

CALLIMAQUE S

des récits de légendes curieuses t comme celle d*Kriclithonios> introduites dans les entretiens mêmes et formant épisodes. Ce poème nous était fort mal connu, lorsque, en 1893. le déchiffrement d'une tablette en Uns nous en a rendu cinquante vers nouveaux, accompagnés d'indications qui ont permis d'évaluer avec vraisemblance la longueur approximative de Touvrage «. Les premiers vers des nouveaux fragments senxblent contenir une conversation entre Héealé et la corneille qui avait trahi le mystère de la naissance d'Érichthonios. On voit, à la lîn de ce passage, pourquoi les corbeaux aujourd'hui sont noirs, tandis qu'ils étaient blancs à rorigine. L'auteur des (AÏtix) se trahit ici d'une manière frappante. Les vers qui suivent sont les phis jolis de ceux qu'on a retrouvés; un voisin, tout ghicé par le froid du matin, vient réveiller llécalé. (|ui s'(»st endormie en causant :

Allons, les mains des voleurs ne sont plus en clmsse; voici que brillent les lampes matinales; le porteur d'oau chante son refrain ; la maison voisine de la roule s'éveille au bruit do Tessieu qui crie sous le chariot, et les forgerons nous assomment en s'assourdissant eux-mêmes.

Tout cola est fort joli, mais coinhion éloigné <lo l'épopée proprement dite î On comprend ([u'ApoIlonios et Callimaque ne pussent pas s'entendre. L<i poème se terminait parle retour triomphal de Thésée, retour dont le poète nous décrit encore avec une précision érudilo certains détails qui devaient avoir un<» valeur rituelle, et par la mort d'IIécalé-, (jui n'a d'ailleurs laissé aucune

1. V. l'article do Th. R«inach, Revue des Éludes f/rect/ues, 18U3, p. 2c8-266, où les frat;ments <le VUécalé sont donnés et traduits. — Sur l'ensemble de VUécalé, l'étu le de M. Couat (p. 3.>()-381), Iden qu'antérieure aux <lernières d«'rouvertes, ««st toujours A lire.

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