IMPARTIALITÉ
Polybe apporte d'abord, dans sa tâche d'historien, une connaissance des affaires politiques et militaires qui n'a pas besoin d'être démontrée : elle résulte de sa vie tout entière, dont la première partie est remplie par l'action, et Ja seconde par des entreliens avec !oul ce que Rome compte de plus éminent dans la politique et dans la guerre. Polybe, d'ailleurs, n'est pas seulement capable d'apprendre un art par routine : il réfléchit sur ce qu'il fait, et ne cesse d'unir à la pratique l'analyse la plus attentive et Ja plus méthodique. Il a même le goût de la théorie. Il a l'esprit di(lacti(|ue. Sur l'art de la guerre, il a écrit, nous Pavons vu, un traité spécial; dans son histoire elle-même, il a des développements étendus, presque un traité, sur l'art du commandement *. Sur la politique, il abonde en réflexions.
Pour connaître le théâtre des événements qu'il devait raconter, il a fait de nombreux voyages géographiques; car il attache, comme on sait, une importance capitale à la connaissance des lieux -. Trois livres entiers de son