‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 200 sur 605 · SES VOYAGES D'ÉTUDE · texte numérisé non relu

SES VOYAGES D'ÉTUDE

ouvrage (VI, XII, XXXIV) étaient presque uniquement remplis par cPamples exposes géographiques. Strabon cite sans cesse ses descriptions et ses évaluations de «iistances ^ Lui-même nous a fréquemment parlé de ses voyages. Beaucoup de ceux-ci avaient eu pour occasion immédiate des expéditions militaires, des négociations diplomatiques, des atlaires; quelques-uns mêmes n'avaient été en principe que de simples déplacements de chasse, surtout en compagnie de Scipion *. Mais, en toute circonstance, l'observateur curieux trouvait son compte, et le géographe faisait ses provisions. 11 parcourut ainsi, à maintes reprises, la plus grande partie de la Grèce et de l'Italie, l'Egypte, la Sicile, comme on le voit par de nombreux passages de ses récits. Mais il fit mieux encore : il entreprit de véritables voyages d'exploration. Dans un très beau passage du III' livre (ch. 58 et 39), il rappelle les diflicultés presque insurmontables qui s'opposaient jadis, dans le morcellement et la barbarie universelle du monde ancien, aux lointaines explorations. Désormais, les conquêtes d'Alexandre et celles de Rome ont rendu ce genre de voyages sinon faciles, du moins possibles. Il a donc voulu parcourir des régions nouvelles ou peu connues. 11 a visité, non sans danger, la Libye, l'Ibérie, la Gaule jusqu'à la mer extérieure (TOcéan); il a parcouru les Alpes, afin de mieux comprendre la marche d'Annibal ^ Il ne néglige pas l'astronomie, qu'il juge nécessaire en quelque mesure à un bon général *, et sur laquelle il avait peut-être écrit luimême *. Mais il n'est pas, cependant, un géographe savant de l'école des Pythéas et des Ératosthène : il est

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