‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 228 sur 605 · Cicôron, De Rep., I · texte numérisé non relu

Cicôron, De Rep., I

PANAITIOS; POSIIjONIOS 309

dernières années^à Athènes. Bien que stoïcien de profession^ Panaitios n*est pas un sectateur servile de toutes les traditions du stoïcisme : c*est un esprit libre et délicat^ qui prend son bien partout où il le trouve, chez les plus grands esprits de toutes les écoles. Il admire Platon, qu'il appelle lilomère des philosophes S et il accepte beaucoup de ses idées, tout en repoussant les théories du Phédon ^ ; il cite sans cesse Aristote, Cranter, Théophraste, Démétriosde Phalère, auxquels il fait des emprunts ^. Dans son style aussi, à la difTérence de la plupart des stoïciens, il vise à plaire et se pique de parler la langue des honnêtes gens ^. Il avait composé de nombreux ouvrages, notamment Sur le devoir (IlepiToO xaÔTiXOVTo;), Sur laprovidence {lUfli^pai^iaL;), Sur la politique (IleptTuoXiTeia;). On sait combien Cicéron les goûtait et combien il s*en inspira. Il est très regrettable que nous n'ayons plus le moyen de nous en faire une idée sur le peu de fragments qui nous en restent. Mais on ne risque guère de se tromper si Ton imagine Tauteur de ces traités comme une sorte do Cicéron grec, moins orateur probablement et moins « consulaire », mais d'une simplicité très élégante et très agréable, un imitateur habile des modèles attiques.

Posidonios, d'Apaniée(en Syrie), fut l'élève de Panaitios^. De grands voyages d'exploration, dans l'Occident, l'amenèrent à Rome, où il se lia avec les personnages les plus considérables; il s'établit ensuite à Rhodes, où

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