Cf. Suspmihl, L p
3. Cf. Miircol Dubois, Examen de la r/éographie de Strabon, p. 313-317.
4. Suidas, 'AXé^aySpo;. Cf. Susemihl, 11, p. 356. — Fra^îments dans G. Millier, Fragm, Hisl. yr.. t. III, p. 206-244.
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drie : ces fragments ont de riatêrèt par les renseignemcots qu'ils nous donnent sur les travaux aniôrieurs qui avaient servi de sources au Polyhistor, mais ils nous montrent en même temps que sa curiosité, tou* jours attirée vers de nouveaux objets, se conlentail eu somme de copier et d'extraire, et ne sut jamais faire œuvre originale.
Castor de Rhodes, qui doit son surnom i\ la cité où il avait étudié, et dont le lieu de naissance est inconnu » est un contemporain de Polyhistor. Sa vie fut un roman ' : sorti d'une humble condition, il entre par un maria^jfe dans la famille de Déjotarus, prince des (lalates ; il rond des services à Pompée, qui lui donne le titre d'ami du peuple romain, et il meurt victime de la venpoance de Déjotarus, qu'il était venu accuser sans succiNs devant César. Son principal titre à (iguror ici consiste dans un ouvrage intitulé Xpov.xx, sorte de table ou do résumé chronologique, donnant la date de tous les régnes, de toutes les magistratures éponymes des pays civilisi^îs. depuis le fabuleux Ninus jusqu'au triomphe de Pompée en 61. Ce n'était certainement pas l'ccuvre d'uu écrivain. Il n'est même pas sûr que cefut TdMivred'un grand savant. Mais c'était un ouvrage commode, assuré par conséquent d'un succès qui a préservé son auteur de l'oubli ».
I^ philosophie de cette période, sans s'élever bien ut, est plus intéressante que l'histoire. Ici emx>re, la
t. Saidas, Kdt^rrwp. Cf. Sasomihl, II, p. '565. — Fraj^fïi'tnU rocu'jillis par C. MûUer, à la suite de riIéro'lote-Didot. 2. Il arait aussi coini>osé divers ouvrages de rhétorique.
grande originalité créatrice manque. Les écoles traditionnelles offrent chacune un corps de doctrine arrête, qui suffit en général aux besoins dos intelligences. La morale, d'ailleurs, continue à être plus goûtée que la métaphysique. Mais il s'opère, sur les confins des écoles, pour ainsi dire, un mouvement d'échanges et d'emprunts qui a sa nouveauté. Dans cet âge d'érudition, l'ardeur des luttes anciennes fait place à une curiosité sympathique et éclectique. De là, sous la diversité des étiquettes officielles, une sorte de philosophie des honnêtes gens, qui doit peut-être quelque chose au peu de goût du monde romain pour lesdisputespurement dialectiques, et qui, en tout cas, s'adapte mieux ainsi au nouveau milieu dans lequel elle doit se développer. Car c'est à Rome ou en Italie que vivent désormais les philosophes les plus en renom. L'esprit romain, sérieux et pratique, aime les chosfs morales. Les philosophes sentent le terrain favorable et s'y engagent de plusen plus, en prenant, peut-être par une sorte d'instinctobscur, les précautions nécessaires pourplaire à leurs nouveaux disciples. Comme d'ailleurs quelques-uns de ces philosophes sont des hommes distingués, il vaut la peine d'esquisser rapidement leurs physionomies.
Le premier en date, et l'un des plus remarquables, est le stoïcien Panaitios *. Né à Rhodes dans, le premier quart du second siècle, il eut pour maîtres, soit à Pergame, soit à Athènes, divers philosophes, et surtout Cratès de Mallos, à la fois stoïcien et grammairien. Il vint à Rome, où il vécut longtemps dans le cercle des Scipions; il y connut Polybe *. 11 passa probablement ses
i. Suilas, navaÎTio; (où le conipilatour distingue à tort deux Panaitios). Cf. Schmekel, Die Philosophie der millleren Stoa, i892. — Fragments dans Van Lynlen, De Panaetio Rh. philosopho sloi"o, Leyde, 1802.