TION, MODERATUS, APOLLONIUS DE TYANE
^ n'en ont pas altéré la forme primitive ni l'esprit. Les *^7 sentences qui le composent sont presque toutes re- '^arquables, non seulement par Télévation morale et Par le sentiment religieux, mais par un tour plein de ^^ig'ueur, qui justifie en partie Tadmiration de Sénèque *.
De Sotion, il ne nous reste qu'un petit nombre de passages, conservés par Stobée *. Les uns semblent provenir d'un traité Sur Vamour fraternel; les autres sont empruntés à un écrit Sur la colère. On y trouve, à côté cl 'anecdotes citées en exemple, le même usage des sentences et des comparaisons que chez les autres pythagoriciens.
Les rares fragments tirés des dix livres de Leçons pythagoriques (nuOxyopixat <r/o\xi) de Moderatus ' se rapportent à la doctrine des nombres et n'ont pas d'intérêt littéraire. — Il en est de même de ce qui nous reste du livre Sur les sectes d'Areios Didymos, qui fut le maître d'Auguste *. Si importants pour l'histoire de la philosophie ancienne que soient ces extraits, où l'auteur expose en abrégé la doctrine morale des stoïciens et celle des péripatéticiens, ils n'offrent rien où se marque une personnalité originale ^
ApoUonios de Tyane est célèbre surtout comme un des <c saints » du Pythagorismo •. Sa réputation s'est
1. Gildemcister a publié de nouveau les Sentences de Sextius, Bonn, 1873. Il en met en doute l'authenticité.