‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 275 sur 605 · MûUach, t. II, p · texte numérisé non relu

MûUach, t. II, p

4. Fragments conservés dans les Eclogœ de Stobée ; édités successivement par Mûllach, t. II, p. 53-H2, et Diels, Doxographi gr,, p. 447 et suiv. Cf. les Prolég. du même. p. 69 et suiv.

5. Sénéque, Ad Marciam, ch. iv, nous a donné la traduction entière d'un assez long fragment de la Consolation qu'Areios avait adressée à Livie après la mort de Drusus (9 av. J.-G).

6. Encycl. de Ërsch et Gruber, ApoUonios; F. G. Baur, ApoUonios und Chrislus, Tubinger Zeitsch. f. Theol., 1832; Gottschwig, Apol-

faite avec sa ^légende dans le cours du second siècle, ^^^^ elle s'est achevée au troisième par la biographie qu:::^^ composa Philostrate. Nous reparlerons de lui à propc:::S>^ de cet écrit. Quant à ses œuvres littéraires, elles étaier"^^*^ peu nombreuses et nous n*en possédons à peu près rier — ^^' Sa Vie de Pythagore a été utilisée par Porphyre et Jam^^"^^' blique *; le dernier en analyse môme un assez long pa^?^'^^' sage, tout le récit de Texpulsion des Pythagoriciens di^ ^^^ Sybaris, qui semble confus et négligé. Le traité de /cs^ -^ Divination astrologique (Ilspl (/.avreia; àaTspwv), cité patf^ -*^ Philostrate, est entièrement perdu ^ En revanche. Eu sèbe nous a conservé quelques lignes d'un écrit Sur le sacrifices ^, qui semble avoir fait partie d'un ouvrage étendu, intitulé Théologie (BsoXoyix). Dans ce curieux morceau, animé du plus pur esprit pythagoricien, l'auteur condamne les sacrifices et recommande la prière silencieuse de la raison. Si la pensée est belle en ellemême, le tour est d'un écrivain médiocre. Enfin Apollonios, selon Philostrate, avait écrit un grand nombre de lettres S que son biographe déclare avoir mises à profit, et dont il cite en effet un certain njmbre; malheureusement, celles qu'il cite font justement suspecter

lonios von Tyana, Leipzig, 1889. Pauly-Wissowa, ApoUonios, 96. — On a longtemps admis qun Philostrate avait voulu établir une sorte de parallèle entre Apollonios et Jôsus-Glirist. Ce point de vue est généralement abandonné aujourd'hui. Voir plus loin. eh. iv, à propos de Philostrate.

1. Porphyre, Vie de Pythag., 2; Jamblique, Vie pythagoricienne, 25&-264.

2. Philostrato lui-même ne le connaissait que par Mœragénés {Vie d'ApoU., Ul. 41).

3. Eusébe, Prépar. évnngtH., IV, 13. Même morceau, De'monstr, évangél. , III, 3, sous ce titre : èx tÎ); *.\7ioaXu)v;o-j toO Toav^w; ôeoXoyiaç.

4. Vie d'Apollon., I, 2 : 'ETtiarEXXs ok.JiaTiXEjai, <xo?i(rrai;. çiXoffôçot;, 'liXeîoi;, AsXçor;. 'Ivôoî;, AtYui:noi;, uirsp Oeûv, uwàp tjQcdv, yttkp v6{ji(ov, itap' oî; ô xi àîiapTàvOito è7cr,va»p9ou. Dans ses préceptes sur le genre épislolaire. Philostrale (t. Il, p. 257, Bibl. Toubnery le cite comme un des modèles à imiter.

TABLEAU DE GÉBÈS 415

recueil tout entier. Nous en possédons 77 d'une au- ^^ collection, dont on n'a encore démontré définitivement ni l'authenticité ni la fausseté *.

A la série des écrits pythagoriciens de ce temps doit ^trc probablement rattachée la courte et célèbre compo- ^ ition allégorique connue sous le nom de Tableau de Ce- ^és (KeêriTo; ::tva$). Nos manuscrits l'attribuent au philosophe pythagoricien Cébès de Thèbes, évidemment à c^elui qui figure dans le Phédonde Platon, et nous voyons fi^ar diverses citations de Lucien (Salariés, 42; Maître de -^^hétorique, 6) que cette attribution était admise au sec^tond siècle 2. En réalité, l'authenticité n'en ost pas sout:cnable, bien qu'elle ait été longtemps admise, et même ^ancore de notre temps; non seulement parce que l'aut-eur nomme les hédoniques et les péripatéticiens(c. 13) Cît cite les lois de Platon (c. 33; cf. Ao/6-, VII, 808 I), E), jnnais plus encore à cause du caractère général de l'ou- ^vrage. Quel qu'en soit l'auteur, il est probable qu'il a "voulu imiter une composition analogue du stoïcien dlcanthe '. Son sujet est la description et l'explication d'un tableau allégorique que deux étrangers admirent clans un temple de Cronos, oii il a été consacré autrefois parun Pythagoricien (c. let 2). Ce tableau est une image de la vie humaine, etTexplicalionqui en est donnée constitue toute une doctrine de salut*. L'idée essentielle, c'est que l'homme entre dans la vie, plein d'illusions (c. 3); il est séduit par le plaisir ou par la fausse science, et s'il s'y attache définitivement, il est perdu; il s'y épuise et

4. Réunies dans le Philostrate de Kayser, Bibl. Teu])ner, t. I, p. 346 et suiv., et dans les Epistolog. grxci de Heroher, Paris, 1S73 (Bibl. Didot^.

2. Voir, pour la bibliographie du sujet ,Susemihl, Griech. Lit, in der Alexandrinerzeit, I, p. 25, note 66.

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