‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 307 sur 605 · AVERTISSEMENT DE LA 2' ÉDITION · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT DE LA 2' ÉDITION

Les (( fiscalisants » ont bien voulu faire à ces pages un favorable accueil. L'un d'eux, M. Emile Boutroux, m'a mOine fait Tlionneur de m'écrire :

H Votre travail, aussi respectueux que libre,

sagace et bien informé, rendra les plus gi'ands services et contribuera excellemment à faire comprendre de mieux en mieux Pascal, à cjui chacun, jusqu'à ces derniers temps, a, ]>lus ou moins, proté ses propres idées ....)» On me permettra de ne pas vouloir d'autre (C i)réface )» pour

pn'.sentcr ce? petit Vwvr au public, et j)Our justifier retto ivrdition.

(la livre, îi dire vrai, n'est pus un livre : il n'est et ne veut être fpi'un recueil <le note^i. Je crois sîivoir hîs inconvénients Ju procédé ; mais comme h tout prendre ils sont plus f^rands jmur l'auteur, (pii se trouve ainsi dans l'obligation absciluc de ne pas clierclier a se faire valoir aux dépens de son sujet, cpie pour le lecteur attentif qu'on tAcluî d'instruire et dont on voudrait ni*!*nager le temps, j'en ai pris fort aisément mon |)artî. (\»ux-hï seuls rej)rocheront à M. Bruneiiore de nous avoir doinié sous la l'orme que l'on sait son bi-au Mama'l de r/itsioire de la liité/'ulure friwraise, (pii ne l'ont pas lu, — ou <pii ne l'ont pas prati(|ué.

Va\ m'inspinint de cet exemi)le, j'avais d'ailleurs une autre raison (pie j'indi(piais en ces ternu's «lans ma })remicre édition :

« l-nc étude d'ensemble sur Pascal, comme je la conrois. devrait être Tauivre de presque toute une vie. (\tlc éruilc que je rêve d'écrire, récrirai-jc jamai>? Et ne vaudra-t-il pas mieux laisser à il'autri's plus dignes le soin de l'entreprentlre ? Puissent du moins ces notes, si

brèves, si superficielles qu'elles soient, rendre quelques services aux <( pascalisjints », et inspirer aux autres le désir de lire — ou de relire — les Pensées\ »

Ces lignes n'ojit pas cessé d'ex[»rinipr mon sentiment encore actuel. On me pardonnera de les avoir ici reproduites.

Cette seconde édition difKîre un peu de la

précédente. J'en ai fait disparaître de mon mieux

't*s inexactitudes ou les erreurs qui m'ont été

>*ij[jnalées, ou que j'ai moi-même découvertes. Cer-

hxiix^ points de fait ou de doctrine ont été

/>2-ocisés, expliqués, développés. Certaines indi-

^«t-t loris qui ont paru trop sommaires, ont été

^^''^^plétées. Quelcpies jugements trop rapides ont

^^ ^ ^'ectifiés ou exprimés avec un plus juste souci

*^^ ï^uances. La plupart de ces corrections ayant

^^^^ ^^^ leur place dans les nombreuses notes que

.1*1 ii:iises au bas des pages, l'économie, la suite

^ rnouvement du cours n'ont été modifiés

^^^oune façon, et le cours pris en lui-même

^ ù bien peu près toi (ju'il a été professé, il

t ^*îi an. Enfin, j'ai joint à ce volume un

^ alphabétique des noms propres, pour en

^^ le maniement plus commode.

M Lîi J!isticc et la vrritr, a l'crit Prtscal. sont «les priintcs si subtiles, que nos instruments sont trop rnioussi's jxnir y toucher exactement. S'ils y arrivent, ils en écartent la pointe, et appuient tout autour, plus sur le faux cpie sur le vrai. •► J'ai essayé d'appuyer sur 1(» vrai le plus souvent possible, et je m'y suis repris à plusieurs fois pour luî pas troj) « écaeber >» la pointe île la justice.. Ce serait avoir l)ien mal profité du commerce de ce noble et puissant esprit que de n'avoir pas, en j^arlant de lui, épousé st scrupules.

Antre Cours professé à l'OniTersité de Frliionrg (SDisse<

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