‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 308 sur 605 · DION DE PRUSE; SES DISCOURS · texte numérisé non relu

DION DE PRUSE; SES DISCOURS

Oialoire des Giles {rx Fêtwx) *. Suidas lui vu altribuo

plusieurs autres, dont nous ne savons rien >. Stobée cite

*ous son nom trois passages extraits d'un recueil de

C/iries, et six fragments d'un Économique ^. En tout

^€ts, sa réputation était attachée à ses <liscours, dont

^ne partie considérable est venue jusqu'à nous.

Les discours cpie Dion avait publiés, et ceux qui lui

Ont été attribués après sa mort, furent beaucoup lus dans

l^s siècles suivants. Au temps de Synesios, c'est-à-dire

^u conmiencement du v' siècle, ils formaient une ample

collection, bien plus complète que la notre», mais déjà

^**ès confuse, sans ordre cbronologiciue assuré *. Plus

^^rd, entre le v« et le ix® siècle, on tira de là un recueil

abrégé, contenant, sous quatre-vingts numéros, un bon

'^oiiibre de discours entiers, d'autres incomplets, et en

Outre certains morceaux plus courts, choisis cà et là.

^ ^st le recueil que Photius a eu entre les mains, celui

^^**on lisait à Hyzance et que nous possédons encore *.

^ï^e telle collection, dép<mrvue de chronologie, se prête

**^a.l à un classement satisfaisant et vraiment instruc-

^. Philostr., Tt? de^ Soph.y I, 7. D'aî)n'»s ce qu'on dit Joruandès ^"Oe Orig. artiUusifue. dothorum, cli. m), C(?t ouvraj/c di'vait avoir une

^ï^dance niuralo. J)ion, déjà philosophe, y vantait la sagesse des ^ètes (que Jornandès, d'apr»*s Paul Oruse, assimile aux (îoths).

"•-^ faisait ressortir par d<'saiu;cdotos leur j)iélé (uiènie ouvr., ch. iv,

anecdote sur le siego d'C lisitana); il y montrait peu do sens cri-

Mque (même chap., i)assa{;e relatif à Télùphe).

2. Un ouvrage philosoplii(ïue (Et çOapToç ô xôafio;), un Éloge d'fléi^clés et de Platon (?), une Apologie dllomère contre Platon en 4 livres, un écrit (en 8 livres!) Sur les vertus d'Alexandre, Tout cela est naturellement fort suspect.

3. Stobée, Floril., VII, 2'.), XllI, 24, XXXIV, 10; XLII, li>, LXII, 46, LXXIV^ 59, 60, LXXXV, li. 13.

4. Synesios, Dio (p. 322 dans le Dion de la Bibl. ïeuhner, t. II).

5. Photius (Bibl. 209) énumère les 80 morceaux du recueil. Même énuinération dans Aréthas (Dion Teubner, t. II, p. 364). Xos mss. ne sont pas d'accord avec Photius ni entre eux pour Tordre des numéros, mais il ne s'agit que de simples transpositions. |

474 CKA?. III. — îiîiyAlSSAKC-; aV li* SIECLE

car<f:i»rris^.* : Itra «li-^'^'urï p>//'«ii:'y"f.v ltr> discours

Ijt pr^rriiipr «tijuj*. cippanir-iit iiiiiii:V>:»rft;»-nt tlan>soo

ri»rar*: .1 5*jii • xî! '. Il nV^^l rt-pr^-^^ni». «i.&ii< n«iîri' n?cuf-îl q:j*: piir un ïs-'*5*.*z p»-îiî iiuinLr^ Jr iiii>ri>:àux -. aux- ^u^l<^ on p*:ut ji>in*ir»: r<t:i(il\>«.- qur S\iK*>ias nous a laî>-vjre d'un Eloge de la CheKelnre •. Nous savons que Ilîon av^it ■:oinpi«:w; Li.»ri lioîiihn- irouvr^iires Jtrot' ::t*nre. On citait un».- iMycription de Tempe, un Memn'jn, un Eloge du Moucheron, un Eloge du Perroquet *, où il !»efnbk' qu«: bion t-ùt •l»'pIoyt' toutt:' riiabilt-tO. passablem^rut purrik-. ♦!•-? s-»j#lii5*»-s à îti uk-Ic. «> qu'il valait dan> c*:^extp;ic<:s. nou^pi•uvt.•ns i.ii;or» t-njutjCT par son bîicoury aux Troyeny T:t*'jti;, nr. il «lù il démontre qu'il ion n'a janMi> t tt; pri> p ir li ^ Ai*lirt.-us. L»*s ressoupx-s «Ir s«jn arjunifrrnlatiuu. «lans •:#• jeu Jt* dialectique paradoxale. •^.»nt t' tiinnanlrs : niai< on demeure confondu qu'un homme «h.- valeur ait jamais put^mphiver son esprit '1 Je pareill«'S i:li«»>e>. Nfii i.euvrt* la plus ct-K-bre en ce ::enre était un iliscôurs C'jutre ie< fjhihjsophes : il v d-montr«iil av«*c vigueur que le U»n m-us valait mieux pour vivre qm* la philos^.ipiiie: l't il avait complété celte démon>lrali«.»n par un Di<Kours // Mayoniu^. conçu dans le même esprit •. «ie qui fai>ait lii lort-f Je ct^lte attaque,

Page 1