Suidas, Aa|i?rp'!a<. Voyoz Volkmann, p
plutàrque; sks écrits 491
Ceux qui subsistent sont ordinairement divisés en deux groupe; : les Vies d'une part, et de l'autre ce qu'on appelle -d'un nom collectif fort impropre, les Œuvres morales l'Hôixa, Moralia) ; en réalité, ce second groupe comprend <les œuvres de toute sorte, dont un grand nombre n'ont aucun rapport avec la morale. Ni dans l'un ni dans l'autre de ces groupes, les écrits ne sont class^'^s suivant Tordre chronologique de leur composition, ni même ?>uivant un ordre quelconque, vraiment méthodique. De là toute une série de questions critiques, dont beaucoup sont loin d'être encore résolues '. Bien loin de pouvoir ici les al)order, nous ne devons pas même songer à étudier de près tous ceux des écrits de Plutàrque qui semblent authentiques. Ce que nous avons à nous proposer, c'est seulement de faire voir, d'après quelques-uns des principaux, les deux ou trois grands aspects [de son activité littéraire.
Une remarque générale doit être faite tout d'abord. Le nombre même de ces productions montre assez que leur auteur n'a jamais eu grand souci d'en mûrir aucune. Evidemment, il écrivait vite, et le soin de la composition le préoccupait médiocrement. Seulement, ce» défauts étaient compensés chez lui, autant qu'ils peuvent l'être, de plusieurs façons. D'abord, il prenait des notes sur tout, lisait et rélléchissait constamment; de telle sorte qu'arrivé à un certain âge, il avait sur chaque sujet une provision toute prêle de faits et d'idées. Ensuite, grâce aux qualités de son esprit, grâce aussi à une éducation très soignée, il lui était plus facile qu'à personne de classer rapidement ses pensées et de les exprimer sous une forme correcte, souvent même personnelle. Sans être un grand écrivain, il avait le goût
1. Pour le group»^ (les Moralia, h' livre de Volkinann en a éclaire! un grand nombre.
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de bien dire; et, s'il dédaignait la rhétorique à la mode, s'il était étranger aux scrupules des atticistes contemporains S il s'en fallait pourtant de beaucoup qu'il fût négligé de parti pris *. C'est pourquoi, sous le bénéfice de l'observation générale qui vient d'être faite, nous devons chercher à reconnaître et à définir, en chaque genre, son originalité littéraire, qui est incontestable.
Un petit nombre de ses écrits sont do simples recueils; quelques-uns sont des conférences littéraires ou philosophiques; d'autres, des dissertations ou des traités; d'autres encore, des consultations épistolaires qui ressemblent fort à des dissertations; beaucoup sont des dialogues; enfin, il faut mettre à part les Vies, qui constituent un genre tout à fait distinct.
A la catégorie des recueils appartiennent des ouvrages tels que les Questions romaines, les Questions grecques, \q^ Questions platoniciennes, les Fer/w^rowâtmes. Simples collections de brèves dissertations ou de petits récits, juxtaposés et à peine unis entre eux soit par la relation très générale qu'indique le titre, soit par quelques réflexions énoncées en forme de préface. L'absence de composition en est justifiée dans une certaine mesure par la nature des sujets ; et toute une littérature de ce genre exilait en Grèce depuis bien longtemps. Toutefois, quand on les rapproche des autres ouvrages de Plutarque, on ne peut nier qu'ils ne soient un indice instructif du procédé naturel de sou esprit. Nous le surprenons là en train de collectionner et de juxtaposer, et nous allons voir que, pour composer, il a presque toujours collectionné et juxtaposé.
C'est là, en elfet, le caractère frappant de toutes ses