‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 335 sur 605 · iV/., II · texte numérisé non relu

iV/., II

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assis sur son fauteuil; mais lorsque le sujet y prêtait, il s'animait^ se dressait brusquement^ se frappait la cuisse, comme pour s'exciter lui-même, il excellait dans les sujets médiques, où il jouait à merveille les rôles des Darius et des Xerxès ; nul ne rendait comme lui le mélange de liauteur et de naïveté qui convenait à des rois barbares ^ Polémon,. dans les moments patbétiques, bondissait de son siège et frappait du pied, nous dit Pliilostrate, « comme le coursier d'Uomèro » -. En fait, ces discours fictifs ressemblaient beaucoup à des discours^ de tragédie; celui qui les débitait incarnait en lui 1^ personnage qui était censé parler; il était tenu, pour" bien faire, d'exprimer par sa physionomie, par sa tenue, par ses gestes, le caractère qui lui était propre et \e^ sentiments qu'il lui attribuait ^.

Les séances oratoires données par les sophistes s'appelaient^ d'un terme général, des montres ('E-iSet^e-.;) ; expression qui servait aussi à désigner les discours qu'on y produisait en public, (les séances, les sophistes les donnaient assez souvent dans la ville où ils résidaient ; par exemple, lorsqu'un personnage de distinction venait à passer et désirait admirer leur talent. Mais^ non moins ordinairement, ils allaient se faire entendre dans les villes voisines, quelquefois fort loin de chez eux ; car le sophiste était voyageur : il avait besoin de changer de public, pour ne pas s'user trop rapidement, et il y ga-

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