Dion, Dis'\ 33, •xunlo
5CS CIJAIMV.— SOrillSTlQLE SCUS LES AXTOXINS
cédant au rnouveniciil de ropinion, tondait à devenir un genre oratoire, et il fallait aux vrais maîtres de morale une certaine fermeté pour se défendre d'un engouement si général.
En dehors même de la philosophie, les emplois sérieux ne manquaient pas absolument à Tart des orateurs de ce siècle. IJeaucouj) des sophistes en renom exerçjaient, en même temps que la profession de maîtres de rhétorique, celle d'avocats '. .Nikélès s'illustra plus encore par ses plaidojers que par^ses déclamalions *. Scopélien n'y eut pas moins de succès ^; il plaidait gratuitement dans les causes criminelles., tt se montrait, dans les causes civiles^^lein de dignité et de modération *. Polémon, après eux, se lit d'abord connaître dans les tribunaux. Jeune^ encore, il vint plaider à Sardes avec grand succès, devant les centumvirs qui rendaient la justice en Lydie ^ Hérode Atticus ne mit peut-être pas son éloquence au service d'autrui, mais il semble bien qu'il se soit défendu lui-même dans les nombreuses aiFaircs où il fut engagé. Vers le même temps, Lucien débutait, lui aussi, comme avocat, devant les tribunaux d*Anlioclie. Ce serait donc une erreur grave de croire que ces artistes d'éloquence aient négligé ou dédaigné les uifaires. Seulement, ils y [)ortaient sans aucun doute beaucoup des habitudes de l'école, et les juges, dont le goût était celui du temps, ne s'y montraient pas insensibles. D'autre part, un certain nond)re de causes importantes étaient évoquées devant le conseil de l'empereur à Uome, particulièrement les contestai ions assez fré-
\. Sur l'opiJObilioii du g«'nrc jjtli.iair-- (otxavtxôv) i;l du gonn* S0])hislii(ue (ao^ianvcôv), voyi;/ l'iiil. V. Soph., U, 4. 2.
2 riiilustrat.', V. (iesSoph.,l,v. ij,3: N-.xr.Tr.v \iù.ixr,tjx\'j. iijv £i:içqi- Vto);, TZou.M û£ uiîî^ov £v cixaTTyjjiiot; r.viûcra'.-a.
[\. Ihld., 4 : Tf,; Tov 2Lxo:iî).iavoC -v to:; c:xaor':T,oio'.; àxjjLf,;.