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DIVERSES ESTLCES DL DISCOLllS 5C9
cjiiciïles des villes entre elles. Celles ci nommaient alors, pjur les défendre, des avocats publics (ç'JvSiî«)i), quelles choisissaient toujours parmi les sophistes en renom. Los princes lettrés de ce siè.cle se faisaient un plaisir de les entendre et accordaient grand crédit à leurs raisons K II en était de même, lorsque ces orateurs étaient députés auprès d'eux., pour présenter les réclamations ou les sollicitations des villes ou des provinces 2. Enfin, il ne faut pas oublier que la plupart des cités grecques d'Asie avaient conservé une vie municipale assez active, qu'elles tenaient des assemblées et discutaient leurs affaires intérieures. Des hommes éloquents avaient là l'occasion d'exercer leur talent. Dion de Pruse, sous Trajan, joua un certain rôle public dans son pays. Il en fut de même, pendant tout le second siècle, de presque tous les sophistes en renom. Scopélien et Polémon eurent tour à tour une grande influence sur le peuple turbulent de Smyrne ^ Dans ce rôle, leur éloquence devait certainement se faire plus grave, plus simple surtout, plus sérieuse; elle avait à traiter d'intérêts réels et présents, à ménager de vraies passions, à faire appel à des sentiments délicats. Si les orateurs il la mode restaient, à certains égards, même à l'agora, les parleurs brillants et aïectés qu'ils étaient dans Té- (*ole, il était impossible cependant qu'ils n'y lissent preuve aussi de qualités d'hommes d'affaires et même d'iumnnes d'Ktat.