‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 370 sur 605 · POÉSIE ÉPIQUE ET DIDACTIQUE · texte numérisé non relu

POÉSIE ÉPIQUE ET DIDACTIQUE

Nous ne nous éloignons guère de la sophistique, qui est le centre Je ce chapitre, en passant à la poésie. Car, au second siècle, la poésie, sous presque toutes ses formes, c'est encore Je la sophistique.

L'imitation étant alors le fond de toute production littéraire, il n'y avait pas de raison pour que les genres les moins appropriés au temps ne reprissent faveur parmi les lettrés. Une composition en prose du temps d'Adrien, le Concours d'Homère et dHésiode, nous montre combien la vieille épopée et ses représentants étaient alors en faveur dans les écoles. 11 n'est pas étonnant que des hommes d'école aient songé à faire des épopées. Philostrate nous apprend que le sophiste Scopélien avait composé une Gigantomachiej digne de servir de modèle aux llomérides *. Un certain Arrien, que Suidas distingue du disciple d'Epictète, mais qu'on peut rapporter au môme temps, non content de traduire en grec les Géorgiques de Virgile, écrivit une Alexandride en vingt-quatre chants, où il célébrait les conquêtes du roi de Macédoine, que l'autre Arrien racontait en prose -. Un peu plus tard, le sophiste Adrien de Tyr, sous Marc-Aurèle et (commode, versifiait des Métamorphoses en sept livres. Peut-être est-ce aussi en ce siècle qu'un certain Denys de Samos composa des Bassariques, dont il nous reste quelques fragments ^ et divers poèmes didactiques qui sont perdus *. En somme,

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