‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 373 sur 605 · Suidas, MàpxeXXo; SiSr^-rr · texte numérisé non relu

Suidas, MàpxeXXo; SiSr^-rr

2. Poetx bucolic. et dulact., Didot, p. 169. 2. Ibid.. p. 173.

4. Nous avons quatre notices biographiques sur Oppien (Westerann, Bioypa^oi, p. 03— 68). Trois d'entro ellos, qui sont d'ailleurs lentiques quant au fond, le font vivre par erreur au temps de Sévère ; de Caracalla. Suidas, seul, le met à sa vraie date, qui est attes- »e par do fréquentes allusions des *AXieuTixa. II y a peu de fond à lire sur les récits des autres biographes. Ils nous racontent que I père d'Oppien, Agésilas, riche et philosophe, fut exilé à Malte ir Sévère, mais ([u'après la mort de Sévère, Oppien obtint de Ca- Lcalla la grAce do son père. Cola s'appli(iue peut-être à un autre ppien, auteur des C y né (jé tiques.

(1. III-V). Son œuvre, extrêmement admirée des Byzantins S a incontestablement des mérites d*clégance et de savoir-faire : ses descriptions ne manquent pas de grâce ni même d*une certaine force; au demeurant, il y a en tout cela plus de rhétorique que de véritable poésie. Oppien n*a pas d'impressions personnelles : il met en vers ce qu'il a lu, sans s'élever au-dessus d'une habile médiocrité. — Nous avons sous son nom un autre poème, les Cynégétiques ( KuvTiyeTixà), en quatre livres, qui serait, suivant ses biograplu»s, une œuvre de jeunesse. Mais les Cijnéyétiques sont adressés à Caracalla, et par conséquent postérieurs à 211 *. S'ils appartiennent réellement au même poète, ils ne pourraient donc, au contraire, être attribués qu'à sa vieillesse. Il vaut mieux admettre qu'ils sont d'un second Oppien. La description que l'auteur y fait de sa patrie (II, 113-158) se rapporte à la vallée de TOronteen Syrie, et non à la Cilicie; de plus, l'œuvre est sensiblement inférieure en mérite litlérairo au poème de la Pêche, et la facture du vers en est différente ^ Dans un développement mal conduit, le poète traite d'abord des qualités du chasseur, (les chiens et des chevaux (1. 1 ), puis des bêtes à cornes (1. 11), des bêtes féroces (1. III), enfin des différentes espèces de chasse (1. IV). Bien qu'il se donne lui-même pour un chasseur (IV, 10), il n'y a pas plus d'observation personnelle dans cO poème (|uedansle précédent. Lui aussi se borne à versilier ses auteurs, dont il reproduit sans critique les affirmations paradoxales*.

1. Voir les biographies, en particulier celle de Constantin Manassès en vers politiques.

2. Cynégél. I, début. Les vers 4 et suiv., qui contiennent rélopt^ de Julia Domna, semblent indiquer que le poème a été composé pour la petite cour lettrée (jue cette impératrice avait formée.

3. Lehrs, Çutesliones epicx, V (De ILUieulicorum et Cynegeticorum diso'epantia).

4. Les mêmes biopraph.:;s attribuent aussi k un Oppien, quel qu'il Boit, un poème Sur la chasse à la glu ('Ucviixi), que nous n'avons

L'APOLOGUE; BABRIUS 633

L'apologue en vers se rattache à la fois à la poésie qui enseigne et à celle qui raconte. Faisons une place ici, malgré l'incertitude des dates, au fabuliste Babrius, qui est certainement antérieur au m® siècle, mais qui parait postérieur au premier*.

Nous ne savons rien de sa personne ni de sa vie. Son nom parait un nom latin*: sa langue renferme des latinismes, et sa versification porte des traces de Taccentuation latine '. D'autre part, lui-même parle de l'Arabie comme quelqu'un qui l'a vue (Fable 57), et ses fables paraissent s'être répandues en Orient d'abord*. On peut donc le considérer avec vraisemblance comme un Romain hellénisant qui a dû séjourner en Orient. De même que son origine, le temps où il vécut ne peut être déterminé qu'approximativementct par conjecture. Babrius est antérii*ur au m* siècle, car à partir de ce temps, il est cité assez fréquemment =» ; mais il doit l'être de peu, car auparavant il n^est mentionné par personne ; il ne l'est même pas par les écrivains les plus familiers avec la littérature ésopique, tels que Plutarque. Ajoutons que tout en lui trahit l'influence de la

plus; peut-être n'j- a-t-il là qu'une confusion avec le poème analogue (le Denys de Sainos, signalé i)lus haut (p. 619) comme auteur de diverses compositions didactiques.

1. Suidas, art. Baôpia; r^ Bàopio;, ne nous apprend que le titre et le contenu de son livre. Voir l'art, de O. Grusiusdans l'encyclop. de Pauly-Wissowa ; on y trouvera toute la bibliographie du sujet.

2. Les Byzantins ont tiré du génitif Baêpîou les deux formes de nominatif Baopîa; et Bi^pio;. Mais Avianus, au iv« ou au v© siJge, le nomme Babrius (Préf. de ses Fables); nom latin, qui semble identique à Barbius. D'après le titre conservé dans le llarleianus 35il,l(' nom complet était Valerius Babrius (dont le ms. do l'Athos a fait Ba>.eopiou pour BaXeptou Baoptou).

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