‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 374 sur 605 · Crusius, De Bahrii aetale, Ui ot suiv., 180 etsuiv · texte numérisé non relu

Crusius, De Bahrii aetale, Ui ot suiv., 180 etsuiv

4. Voir les témoignages réunis en tôte de l'édition de Crusius.

5. Voir les témoignages dans l'édition dt Crusius. Le plus ancien est celui du Pseudo-Dosithée, qui, au commencement du m® siècle, fait figurer deux fables de Babrius dans ses *EppirjveyjiaTa.

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sophistique. Hju^ni aux deux nocns qui dsiireot dans ses deux fvoUfZues, il n'y a rien à en tirer, cocnme indication cbrormlo^îque. Le premier est eelui d'un enfant qu'il appelle Branchos bzjj/i zixsr.TÊ^Prol. L . Le second est celui d'un roi Alexandre, père du jeune lecteur à qui le pTiète s'adresse ô -x: pxwJma; *A/^2;p^-orj, Pr. ii ; ces deux noms sont inconnus^ et les conjectures faites sur cet Alexandre n'ont abouti à rien de certain ' : le plus pnjbable est qu'il s'agit d'un des petits rois obscurs de l'Orient crée.

l^ forme primitive du recueil de Fahle< de Babrius (A'i'Storesoi aCOo:) est imp«jssibk* à retrouver aujourd'hui sous les altérations qui Tont déGguru. Suidas cite un recueil en dix livres, ilcttc division a disparu dans notre manuscrit unique^ VAlhou<, qui doanc 123 fables par ordre alphabétique, depuis A jusqu'à 0, c'est-à-dire les deux tiers au plus de l'ensemble primitif. Parmi Cx*s fatdes, sont insérés deu.\ prologues, qui semblent partager le recueil en deux livres, l'un au début, l'autre après la fable 107 ; mais ce n'est là qu'une fausse division, superposée à Tordonnancc primitive -. C'est pourtant celle quWvianus parait avoir connue Préf. : duo volumina). Le texte de Babrius a donc été altéré detrèsboune heure, ce qui tint à son succès même. Adopte dans les écoles, il fallut l'approprier à l'usage qu'on en voulait faire. On écourta certaines fables: à presque toutes, on ajouta des épilogues, qui n'étaient pas du poète; on eu modiGa le classement, pour quelles fussent plus faciles à trouver ; enfin on fit entrer dans le recueil d*autres apologues de divers auteurs. Car Babrius nous apprend

i. On a voulu y reconnaitre tour à tour Alexandre fils d'Antoine et Cléopâtre, xUexandre petit-fils d'Hérode et roi en Cilicie sous Vespasien, Caracalla, Alexandre Sévère, etc.

2. Elle parait toutefois marquer deux époques dans la manière de Babrius et réponiJre à deux publications successives.

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lui-même (Prol. ii, il) qu'il eut des imitateurs, et il s'en plaint aigrement, comme Je concurrents qui lui faisaient tort. Voilà comment nous avons affaire aujourd'hui à un texte fort altéré, que l'on peut quelquefois corriger et compléter, soit à laide des paraphrases en prose, soit grâce à quelques fragments récemment découverts à Palmyre^

Babrius semble avoir commencé par mettre en vers des sujets pris dans un des recueils courants d'apologues ésopi(|ues. Encouragé par le succès, il développa ensuite librement des proverbes, des sentences, recueillit et raconta à sa façon des anecdotes, des traits de diverse sorte, empruntés aux historiens, aux nouvellistes, aux philosophes, aux rhéteurs. Très soigné dans sa versification, il se fit des règles personnelles, qu'il observa curieusement : par exemple, il a l'habitude de terminer son vers par une syllabe longue, de metlre l'accent tonique sur la pénultième, de no jamais négliger la césure*. Son vers, le choliambe, très voisin de la prose, est bien approprié au genre qu'il traite. Mais, avec cela, il faut reconnaître qu'il a peu^ d'invention, peu de vigueur de pensée, peu d'imagination, et, en somme, qu'il manque de qualités vraiment personnelles. Sa langue est celle des rhéteurs du temps, avec un mélange de formes ioniennes ^ Si la meilleure et la plus longue do ses fables, Ltf lion malade, le renard et le cerf (fable 84), dénote un certain sens dramatique et des ressources d'esprit, un trop grand nombre d'autres pèchent par la platitude et la vulgarité. Peut-être, du reste, Babrius, s'il eut été original, aurait-il eu moins de succès. Cette médiocrité, qui n embarrassait jamais, le rendait propre à être lu dans les écoles. La faveur dont il a joui com-

i. Voir la Bibliographie entête du chapitre, p. 545.

2. Lachmann. Préface de son édition; Âhrens, Philol., LUI, 214.

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