Cynégéâ. 1 et
"^^.9él , 1 : 'Atcô vIo'j é(T:iovfiaxà>; xuvT,Yê(Ti« xal (rrpaTT,Ytav xa\
'^ius , oS : 'Eita)v6{x,ai^ov oè avixbv ZevoçûvTa véov.
•. ■ I.'J'i JU<-
"»•-. :.:.•. :îi»'nl>
> : !■:> tard.
•. : : . . 'It .-.Mo-
^il' .- -
î ■.'.r\:\ \x ivn- :.: "..::-. -rai en-
.-.-.: :':rl Arrien 1 V 1 . Mais le r.-.: : »-: îrans-
' .. .1' 1rs siip- : ■ .. : r.> ■'- ::ûin
K i.- - • . ■ ^ ■ 1 .• . il
■ ■-.::;■ L-.> Alains.
:. '. . ..< r ■ rînis cc ..-:. -..- l"v vil en
..■-:.>■-. r. r-: liono ..: .-V- z.\' ov sur-
priin(\ Il semble que Tempereur. qui aimait le grec, ait voulu avoir sous la main uu document clair, facile à lire, écril dans sa langue favorite. Arrien a composé, pour lui d'abord, et sans doute ensuite pour d'autres lecteurs, une sorte de journal de route, qui note les choses intéressantes, sous une forme un peu sèche, mais correcte et dégagée. Une fois ce journal fait, il jugea bon de le compléter par une description analogue du reste du littoral du Pont Euxin*. 11 ajouta donc, d'abord la partie du littoral méridional qui s*étend du Bosphore jus(pi'à Trapôzonte (c. 12-17): puis celle du littoral occidental et septentrional, du Bosphore à Dioscourias (17-25) ; la mort récente de Cotys, roi du Bosphore Cimmérien, en offrant k l'empereur l'occasion de régler une succession |)rincière, lui paraissait prêter k ces derniers chapitres un intérêt d'actualité (c. 17). Dans toute cette second*» [»artie, Arrien n'a fait qu'utiliser des Pérlp/es antérieurs -. Il ne visait pas à l'originalité des recherches ni à la nouveauté des faits. Son seul but était (le réunir, sous une forme très simple, des renseignements formant un tout ^
Le Traité de Tactique (Te/v/j Taîtrix-r/), achevé en 137 S |)eu avant qu'Arrien quittât la Cajipadoce, dénote un état d'esprit analogue. L'auteur y continue son apprentissage d'écrivain en rajeunissant des leuvres antérieures. Remarquant que les nombreux traités de
!. Suivant i\ (i. Brandis {Rhein. Mus., N'"« sûr., l. iil,fasc. 1), cotto suite aurait C'U't ajoutôo pustériourement et ne serait pas «rArrien.
2. C'est ce que ilrniontrt; la comparaison avec le IlepiTTAovc xr,; cvTÔ; SaXoto^Tr,; de Ménippu de Piiri^auie, dont un fragment nous a vU'f conservé dans VEpilome deMarcianus d'iléraclée (voir plus loin, ch. VIII,.
W. Le Périple tl'Arrien «^st une des sources du IlEpÎTr/.oy; EvUtvov -TTOvTo-j, comjdlation l>yzantine, (jui fijJîure dans les Geogr. /;r. minores Didot, I, p. 4(i2 et suiv.
i. La iO* année du règne d'Hadrien (c. 44, 3).
tactique écrits jusqiK» là en grec étaient fort obscurs, principalement en raison des termes spéciaux dont ils étaient pleins, il entre|)rendd*en composer un nouveau, d'une forme accessible à tous^ Toute la première partie (c. 2-32) n'est qu'un exposé des anciennes formations tactiques, grecques et macédoniennes -. Arrien y suit de très près le tacticien Elion dont nous parlerons plus loin \ Dans la seconde partie (c. 33-44), l'auteur s'occupe de la tactique romaine; mais ayant déjà parlé de celle de l'infanterie dans un écrit qu'il avait composé pour l'empereur, il s'en tient aux manœuvres de la cavalerie *. Le mérite de l'ouvrage est de même genre que celui du Périple : c'est un exposé clair, sans ornement.
Au même groupe d'écrits paraît se rattacher le Plan de bataille contre les Alains (TxTa^i; Kari 'AXovûv); simple fragment d'un ordre de marche et d'attaque, qu'Arrien avait dû rédiger en qualité de général. Peutêtre l'avait-il inséré plus tard dans son ouvrage Sur les Alains ('AXavixY;), d'où il aura été extrait par un compilateur de documents tactiques^
En somme, ce n'étaient encore là que des essais sans grande importance. La véritable activité littéraire d'Arrien commence après sa retraite. C'est probablement à Athènes, sous Antonin et sous Marc-Aurèle, qu'il a composé ses principaux ouvrages. Ceux-ci appartiennent tous au genre historique. Kion en effet ne convenait mieux
i. Tactique, c, 1 ; surtout : à); ojv cÙYvoxjtiTaTa sarai toi; êvT-jyx*^®*''** Toi Te irpâyiiaTa xa\ Ta ôv6{x,aTa.
3. Voir Pauly-Wissowa, art. .Elianus, 10. cl R. Forster, Hermès, XII, 426.
4. G. 32, 2. La phrase est altérée, mais le sens ressort du contexte.
5. Il nous a été conservé dans le Laurentianus 55, 4, qui contient des écrits relatifs à la tactique.
que l'histoire à cet esprit sage, mais plus exact que puissant ou inventif. D'après les indications de Photius *, Ârrien, dès qu'il se sentit capable de composer, songea à se faire Thistorien de la Bithynie, sa patrie. Mais les renseignements, disperses, étaient longs à recueillir; il ajourna donc son projet ; et, en attendant, il écrivit deux biographies, celles de Timoléon de Corinthe et de Dion de Syracuse, toutes deux perdues. Alors, devenu plus sur de lui, il entreprit son Expédition d'Alexandre ('AXeÇxvSpo'i àvxêxci;), sur laquelle nous reviendrons tout à l'heure ; et ce fut seulement après ravoir terminée, qu'il acheva et publia ses Bi6uviaxx.De ce dernier ouvrage nous ne savons que ce qu'en dit Photius : qu'il commençait aux temps mythiques, se composait de huit livres, et se terminait à l'époque où la Hithynie devint province romaine (75 av.J.-C.)
Une fois libéré de sa dette envers sa patrie, Arrien revint à ses études sur Alexandre, et il compléta son Anabase par deux ouvrages : un écrit Sur tinde (*Iy- Sixr)) et la Succession d* Alexandre (Ti asT* 'AXc'ÇavSpov) en dix livres. — Le premier ouvrage, qui subsiste encore, est écrit en dialecte ionien - : après une courte description de l'Inde, dont les éléments sont empruntés surtout à Eratosthène, à Néarque et à Mégasthèno ^, l'auteur raconte en abrégé le voyage d'exploration (des bouches de l'ïndus au fond du golfe persique) que Néarque avait accompli sur l'ordre d'Alexandre et relaté en détail dans ^on Périple, En suivant de très près ce récit, dont il nous a ainsi conservé la substance, il semble s'être proposé simplement de réunir, sous une forme brève.