HÉRENNIUS PHILON
Un nom plus important est celui du syrien Hérennius Philon, qui se lit connaître dans la première moitié du second siècle *. C*était un érudit, qui semble avoir dû sa fortune à la protection du consul Hérennius Sévérus, de qui on croit qu'il prit son prénom. Il composa un écrit Sur le règtie d'Hadrien, sans doute un panégyrique, qui n'a laissé aucune trace. Un traité étendu iSur tac- (juisiiionet le choix des livres (llifl xT/iaew; xaî ÊîcXoyr,ç ^lêXidv)^ en douze livres, également perdu, donne lieu de conjecturer qu'il dut exercer quelque part les fonctions de bibliothécaire*. Son ouvrage le plus important était un immense recueil, en cinquante livres, Sur les villes et les hommes remarquables que chacune d'elles a produits. Il nous en reste un certain nombre de fragments, dispersés dans Étienqe de Byzance^ . C'était une sorte d'encyclopédie, à la fois géographique et biographique, où les collectionneurs des âges suivants, en particulier Ilésychios de Milet, se sont fournis de renseignements. Elle dut satisfaire la curiosité des contemporains, facilement attirée vers les répertoires de celte sorte, où l'on trouvait de tout sans se donner de peine. Cet érudit était aussi un polémiste. Dans un écrit perdu, intitulé Histoire paradoxale (FlapaSoCoç^Topix)*, il s'était plu à faire ressortir un certain nombre de contradictions flagrantes entre les témoignages des historiens grecs; la
1. Suidas, ^tXcDv D-j6Xio;. La notice repose sur des renseignements évidemment altérés quant à la chronologie. Mais on peut accepter la date de naissance (yéYovgv 87t\ tûv -/pèvwv tûv tyYÙ; Nspuvo;], d'après laquelle la vie de Philon aurait commencé approximativement en 70. Il aurait eu par conséquent 68 ans à la mort d'Adrien. Cf. Suidas, "EpiiiTtTto; BtipuTio;. — Voir Millier, Fragm, HisL grsect t. III, p. 560.
2. C'était, à ce qu'il semble, une sorte do Bibliographie générale^ par ordre de genre. Le IXc livre traitait des 'larpixà. Voir Millier, j». 576.