ÉCRITS MÉDICAUX DU SECOND SIÈCLE
leurs ressemblances (xoivotijt»;) ; le propre de la secte était la superstition de ces genres, qui se traduisait dans la pratique par la méconnaissance systématique des particularités. Enfin, une dernière secte, c^îUe des Sceptiques, appliquait à la médecine les principes de Pyrrhon, d'Arcésilaset d*/Enésidème, et mettait en doute la possibilité même de la certitude. Comme on le voit, le dissentiment entre ces écoles rivales portait en réalité sur les questions fondamentales de la philosophie. 11 donnait lieu à des discussions, orales et écrites, qui sans doute avaient Tinconvénient de substituer trop souvent à l'observation une vaine dialectique, mais qui pourtant, ont provoqué aussi d'utiles expériences ^ Ces discussions semblent avoir intéressé le public d'alors. Beaucoup de médecins, imitant les sophistes, faisaient des conférences publiques, où ils commentaient quelque point de doctrine qui leur était proposé*. En outre, presque tous écrivaient; et cette littérature, à la fois philosophique et médicale, trouvait de nombreux lecteurs '. Ce qui nous en reste n'en est certainement qu'une petite partie.
Rufus, d'Kphèse, vécut sous Trajan *. Le principal ouvrage que nous possédons de lui a pour titre Sur la dénominationdesorgaiies de t homme rriepl ôvo(i.af7;a; twvtou avOpcôTCouaoptwv). Ilest intéressant par le fond même des choses, car il nous fait, mieux qu'aucun autre, connaître
4. Galion se plaint souvent d<* cotto nécessité de discuter qui empêche les recherches. Forces naturellet, 1, 14 : Où v*p èîctTpÉico\jo'tv ot <TOf KTTal Tùiv àÇttov Ti I^yiTTipLâTwv icpo'/cipî^saôoct xflcitoi iia|i.icôX).a)v uirap- ^ovTwv, àtXoL xataTptSsiv âvavxâljo'jai t'ov yp«Svov et; ttjv tûv (ro^KradtTcov, «V TcpoôâXXo'jo-i, >.û<Tiv. Mais lui-niénie rapporte de fort belles expériences de vivisection, ])rovoquées par les négations dog méthodistes relativement à la fonction des reins ; m»'me ouvr., I, c. 13 (p. 127 Helmreich).