‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 417 sur 605 · Voyez plus haut, p. CfiO · texte numérisé non relu

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4. Didot- Millier, Oeoyraphi yrœci minores, t. IL Millier rapx>orte cet ouvrage par conjecture au commenrement du m» siècle.

r». Consulter en général sur c»^ sujet Sprengel, Geschichle der Me' dizin, sec t. V.

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A mesure qu'on connaissait mieux le monile« ou ap» prenait aussi à en classer les pnxtuctions naturelles. Rien n'atteste mieux cedèveloj>|»ement de connaissances que l'immense compilation de Pline TAncien. dont sept livres entiers XX-XXVII» siMit consacrés à la Manique n:élicale. Chez les tîrecs. il est vrai, nous ne tnnivons aucun ouvrage qui embrasse tant de cluses à la fois« Mais. [»our cette partie au moins de la science, nous avons Tieuvre deDioscoride. qui a fait loi jusqu'au temps de la Renaissance et même au delà.

D:osc4>ride était un médecin d'Anazarlia en r.ilicie *. Le temps où il écrivit semble à inni pr^s déterminé par ce fait que Pline, si exact à citer ses sources, no le nomme pas, tandis qu'il est mentionné dans le lexique hippocratique d'Krotianos qui fut com|K>sé vers le commencement du second siècle, (ialien le cite fréquemment. On peut donc admettre qu*il «lut publier son ouvraffc sous Domitien ou sous Nerva '. C.ek ouvrage, en cinq livres, sur la matière médicale i^lUpi uÀY); '«Tf utr,;), nous a été conservé dans un grand nombre de manuscrits, qui témoignent de sa vogue au moyenâge ^ Ce n*est en somme qu'une longue série d*arl ides confusément groupés. Les descriptions des plantes y sont si insuffisantes (ju'il n'a été possible d'en identilier qu'une faible partie (^une centaine environ sur six cents). Ce que Tauteur développe, ce sont les vcm'Uis médicina-

i. Suiilas, AiofjxoptSr,;. Noliro où l)io8i'nri«l«' v»{ d'aillourH confondu iiinnédiuttMnont n\'**c un hoinoiiyiiK' ({ui vivait au ttMupa d'Antoin»^ et de Gléopàlro. Cf. Photius, co<i. 178, Un, d'aprÔH loquid son pronom était P'Mlinius. Casi colui «ju'il porto dan» un inn.

2. Notez aussi quo la vill»' natal»', do Diosrorido, Ana/arha, qut s'était appelée lon^rt»'Mii»s Diix'îusar»»:», n»* rrprit son non» «luo sous Nerva. l*auly-\Viss«»wa, AnnznrOa.

3. Nous en avons en outr.' une analyse dans IMiotius (cod. 178). I/ouvrage, tel que le lis:iit IMiolius, comprenait un (»• livre sur h*H poisons et contre-poisons, et un 7" sur les animaux voninn-ux it l.'S remèdes proprr's à guérir leur morsure.

les qu'il leur attribue. Une grande partie de sa science était empruntée à ses prédécesseurs, en particulier à Crateuas^ qu'il cite assez souvent ' • c*est une des sources qui lui sont communes avec Plii»e; il est impossible d'apprécier aujourd'hui ce qu'il y aviit ajouté quoiqu'il déclare, dans sa préface,. « avoir parcouru différents pays pour connaître les substances qui peuvent être utiles dans la médecine »2. Comme écrivain, Dioscoride n'a guère d'autre mérite que de n'être ni long ni obscur. Son renom en somme est celui d'un spécialiste, au sens le plus étroit du mot.

Au contraire, les vrais représentants de la médecine, en ce temps, sont tous plus ou moins des philosophes, et quelques-uns sont des écrivains. Les sectes qui s'étaient constituées pendant la période alexandrinc continuaient à subsister; de nouvelles s'y étaient môme ajoutées. Tandis que les Dogmatiques, qui se rattachaient à Hippocrate, à Platon, à Aristote, tenaient ériergiquement pour la recherche des causes et expliquaient le fonctionnement des organes par des forces spécifiques (Xvivi|/.6iç) adaptées à certaines fins, les Empirir/iies, au contraire, n'admettant ni forces préexistantes ni causes, ne voulaient connaître que des faits particuliers, caractérisés par les circonstances concomitantes ou symptômes (tfi>|i.imi|i.aTa). Entre ces deux sectes, une troisième, celle des Méthodiques, avait surgi dans le cours du i^"^ siècle avant J.-C, sous l'influence d'Asclépiade de Bithynie, et surtout de Tliémison. Ceux-là. non plus, ne croyaient ni aux causes ni aux forces ; mais ils se distin» guaient des empiriques en ce que, au lieu de s'en tenir aux faits particuliers, ils les gioupaient en genres selon

1. Sur Cratpuas et sos rapports aTec Dioscoride, voir Wellmann. Cratevas» Berlin, 1897.

2. Il semble résulter d'autres allusions qu'il les parcourut à la suite des armées romaines.

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