Sur r ordre de ses écrits, c
GALIEN 7t7
y suivre lesle<;ons dcPélops: il se pro|K)sait d*y entondro en même temps le platonicien Albinos '. IVlops êtail un dogmatique^ et ce fut lui qui eut le plus dinfluonoe sur la direction générale des idées de (lalien. Mais Sniyrn« ne le retint pas déOnitivoment. Avide de s'instruire, il %e rend bientôt à Alexandrie, qui était depuis plusieurs siècles un des centres d'études médicales les plus cêh'*hres. Puis, d'Alexandrie, il vieni ii Rome, comme dans le lieu du monde où affluaient le plus de savants et où se faisaient les réputations. 11 était fort jeune encore -, rar ce voyage eut lieu sans doute vers la lin du règne d*Antonin, — mais c'était déjà un maître. Il lit Ih un cours de médecine pour les jeunes gens, qui eut, nouM dit-il, grand succès. En outre, il donnait des confén^w ces, où il ne craignait pas d'engager des polémi(|ues avec les principaux représentants des écoles rivales '. Nous ignorons la durée exacte de ce premier séjour h Home. Quand il s'en éloigna, ce fut jKHir revenir dans sa patrie ; et peut-être est-ce alors qu'il fut attaché, (!ommo médecin et chirurgien, à la schola (jladiatontm qui s'y trouvait. En tout cas, sa réputation grandissait, (lar en 165, à làge de trente-quatre ans, nous le voyons ra|)pelé à Rome par les empereurs Marc-Aurèh» et L. Verus *. Il y séjourna trois ans. Moins épris alors d'applaiidisse* ments, il ne se prodiguait plus en public, mais il sr livrait avec un succès croissant à la jiratique de son art. En 1(>8, les débuts de la peste qui allait ravager l'enq^int
1. Sur l'ordre fie s^s érrifs, c, '.'», «ît Sur ne^ propres ourraf/^, r. 2.
2. Sur i^s pr*jpre.s ourruf/e.H, c. I. Néo;ô»v tri (III. p. %, 1.5, Miill'rr). La pliras'r S'-nible ult<*r»''»; i>;ir un*; triiiispo^^ition. '|ui, y «Toin, n'a j»as *;nc.or*i <'-t»* sij/nal»'-. L-s mots '.i-iy^y* ï'tfji «yw/ ■/«• 'r^iay.07T'^v
♦ loivent »^tre trariSf>ort»'S «lans la (ihras<; suivanlc- ''l «'• rapportant an s<='<"on«l séjour. L'*rnseiiihl<r du f>assa(f<; U: <}<;niontr'r.
3. Voir tout Iv rhapitr*. *'it*', qui ♦■hl pl»'in do <J'';taiU rurït-ux,
4. Sur ne* prop»*-^ oiiriii(fé'\, ••. 1. Lu'iu^ V-/ n-. /riait alorH 'in Ut\*ui, niais l>^i'r-ssi'jn Cro zitt-* '^TL'sùiu»* f\*':%\vr.t: n'itnr'-ll';rn';rjt 'jn atl*;
• lo rHîjt'jritr ir::j";ri'il", muI '.-st r>-as<: roiumun :iaYd';ai fmif*'r*:urn.
le firent revenir à Pergame ; mais, presque aussitôt, un nouvel ordre impérial le mandait à Aquilée, où les deux empereurs passaient l'hiver avant de commencer leur campagne contre les (lermains. 11 vit mourir L. Vcrus en 169; Marc-Aurèlc, en partant seul pour son expédition, le laissa à Rome, sur sa demande, pour y veiller sur la santé du jeune Commode K II semble y être resté assez longtemps. Mais à partir de ce temps, les événements de sa vie nous échappent . Peut-être revint-il à Pergame après la mort de Marc-Aurèle et y passa-t-il ses dernières années. Sa vie, selon Suidas, se prolongea sous les règnes de Commode, de Pertinax et do Sévère, jusqu'à Page de soixante-dix ans. Si cela est exact, il serait mort en 201.
Personne n'a plus écrit que lui, et sur toute sorte de sujets. Il avait commencé à écrire dès sa jeunesse, avant même de quitter sa ville natale, et il écrivit jus(|u'à sa vieillesse -. Comme beaucoup de ses contemporains avaient de la peine à s'orienter, do son vivant même, au milieu de cette immense production, et comme en outre on faisait courir sous son nom dos écrits qui n'étaient pas de lui, il comj)osa, vers la (in de sa vie, deux opuscules destinés à prévenir les méprises : l'un a pour titre Sur l'ordre de nies écrits, l'autre Sur mes propres ouvrages. Tous deux nous sont jiarvenus. et c'est à ces opuscules naturellement (|u'il convient de se référer pour avoir des renseignements précis sur chacun de ces écrits en particulier ^ Il est impossible ici, non seulement de les étudier tous, mais même d'en donner la nomencla-