JUSTIN
tranchante. Il reconnaît chez les païens une certaine connaissance de la vérité.
Tous ceux qui ont écrit ont pu, grâce à la semence de raison qui était naturellement en eux (^tv. rf,(; ivoyy/:; ia^Oroy AO'/ov 77rop«;), apercevoir obscurément ce qui est *.
Par suite, presque toutes les écoles ont vu des parcelles du vrai, mais aucune n'a pu enihrasser la vérité dans son ensemble; et, de là, leurs contradictions ridicules :
Je suis fier d'être reconnu chrétien, je revendique ce nom de icutes mes forets. Non pas que les enseignements de Platon soient étrangers à ceux du Christ (où/ ôrt à//0Tûta Î771 rà Wkdroavoç fjLfjy.yuoL'rcK tov Xoittoj), mais ils n'y sont pas semblables en tout fâ».* oTt oOx sTTt TTKVTïj ôuota). Pus plus d'aiUcurs que ceux (Tes autres Grecs, stoïciens, poètes, historiens. Car si chacun d'entre eux, pour sa part, apercevant quelque parcelle du verbe divin dispersé, qui était en rapport avec sa propre nature, l'a bien exprimée 2, ils ne s'en sont pas moins contredits les uns les autres dans les choses essentielles, et ils ont ainsi montré qu'ils ne possédaient ni la science suprême ni la connaissance irréfutable 3.
Sous rinfluence de ces idées, il va jusqu'à reconnaître, dans quelques pliilosoplies païens, des chrétiens avant le christianisme :
Ceux qui ont vécu avec le verbe (oî uîrà /oyov ^Strôo-avTg;) sont des chrétiens, bien qu'ils aient été regardés comme des athées, par exemple, entre les Grecs, Socrate et Heraclite, et ceux qui leur furent semblables ^.
Ce sont là de nohles sentiments qui nous rendent Jus-