‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 437 sur 605 · Seconde Apolog., ch. xiii · texte numérisé non relu

Seconde Apolog., ch. xiii

2. Ibid. : "Exa^TTo; y^? ''î ^"^^ (J^éfiov; toO c7C£p(iaTtxcv ôeîoy 'AÔyou tb

'i. Ibid., Cf. même ouvr., ch. viir, l'éloge de la morale stoïcienne, 4. Première ai^olofjie, ch. xlvi.

Hist. de la Lill. grecque. — T. V. 47

lin sympatlii(|ue. Il est regrellable qu'il ne les ait pas dégagés plus urtteuient et qu'ailleius il ait expliqué celte sagesse des Grecs soit par des emprunts faits à Moïse, soit niènie par Tiuspiratiou de mauvais esprits qui voulaient faire tort au christianisme *. Justin n'avait pas cette hauteur de vues qui permet à quel(|uês hommes supérieurs de s'affranchir des préjugés régnants. Mais il cliercliail la vérité noblement, avec toute son àme, selon le mot de Platon, et il l'aima jusqu'au sacrifice de sa vie.

Nous d(^vons passer r:îpidement sur les apologistes ou docteurs de second rang qui se grou[»ent autour de Justin. Quelques-uns ne nous sont pas même connus de nom; t(ds, les auteurs de certains écrits qui lui sont faussement attribués. D'autres, telscpn» Talien. Athénagoras, Théophile d^Aniioche, Arislon, Miltiade, Irénée même, n'ont pas assez d'originalité lilléraire pour nous arrêter longtemps.

Le syrien Tatien fut un des auditeurs de Justin à Home sous le règne d'Antonin-. Kusèbe {Bist. eccl,, IV, 28) fait d(» lui — avec un doute : Àôyo; v/e\. dit-il — le chef de la secte hérétique des Kncratites. Ce qui est cerlain, c'est (jue son naturel sond)re et austère se portail de lui-même vers un mysticisme ascétique. Il nous reste de lui un Discours aux (ienti/s (A6yo;i:po; "EXàtjvx;) ^. apologiî* écrit*» probablenK'ul à Home, peu après kl mort (h* Justin*. Le Irait particulier de cet écrit, dans

i. Vmm. (tpuljifie, rli. lix, i-\.: tt. «raiilrc part, ch. liv.

2. l*oiir sa Mu^-rapliie, nous n'avons «luo tk-s renseignements «'•(•ars ; tTabur»! .son l)i>c. aux dcriUls, «h. xlu ; \nns Irénéo, Adw, lurrei.. I, 2S; Kiis.;-!. '. lliat. ecclês., IV. 20.

3. Tali-'ii «'St ronnii aussi ]>ar son llannonie des quatre évnnqilf$^ l'orilo on s\ ri -ii, i-l «lue los écrivains ;;r»M*s ai>pollonl le Aià Tiooà-

■i. Divers •> opinions ont ôlé ô.nisjs à oc? suj-.'t. Voir Barden*

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