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CHAPITRE VI

DE SEPTIME-SEVEUE A DIOGLETIEX

UIBLIOGKAI'IIIE

Les Piiilostrate. — Mamisci'its. Les mss. doivent ùire classés séparément pour chacun des Philoslrate. Voir, sur ce classement, les notices de Kayser en tête de son édition de Zurich et de chacun des deux volumes de son éd. de la bibl. ïeubner. Pour la Vie d'Àpollojiios, le meilleur ms . est le Parisinus 1801 ; pour les Lettres d'ApoUoniom, la Mazarinxus 87; pour les Vies des Sophistesyle Vaticanus 99; pour VH(}roique, le Laurentianus LVIII, 32 ; pour les Lettres de Philostrate, le Vaticanus UO; pour les Tableaux, le Vaticanus i898. Le Traité de gymnastique provient d'un ms. découvert par Minoïde Minas et publié par Daremberg en 1858. — Éditions. Première édition complète, Aide, Venise, 1502-1503. Principales éditions complètes : Olearius, 1 vol. in-fol., Leipzig, 1709 ; Kayser, Zurich, un vol. 1842-46. avec une étude préliminaire sur la sophistique; Westermann, Bibl. Didot, Paris, 1846 ; Kayser, Bibl. Teubner, 2 vol. Leipzig, 1870-71 ; Bendorf, Leipzig, ^893. Le Traité delà ijijmnastique se trouve dans l'édition de Kayser Le texte donné par Daremberg (Paris, 1858) était accompagné de notes et d'une traduction. L'édition spéciale des Vies des Sophistes que Kayser a publiéeà Heidelberg en 1858 est intéressante pour ses notes et ses commentaires.

Gallisthate. — Les Descriptions de Callistrate sont jointes

aux TaWtMfir dePhilostritede Leinnosdans pre5i»]uo toutes les éditions ei-lessu^ mentionnées ^Olearius. Kayser. Westermann).

Élien. — Manuscrits. Sur la tradition manusorite d*Rlion, . voir la préface d'Hercher dans son édition de la bibIiotlitH)u« Didot. — Éditions. L'édition prince ps est celle de Conrad lîosner, Zurich, 1556. Les meilleures éditions L*ritiquos s^ml colles de Heroher, la première dans la Bibl. Didot» Paris, 1S:>S, la seconde dans la Biblioth. Teubner, Leipzig», 186t. Éditions annotées de Schneider, Leipzig, 1784, et de Jacobs, lena, 1831.

Athénée. — Manuscrits. Voir la préface de l'édition do Kaibel. Le texte du Banquet des Sophistes nous a été transmis par un seul ms. (Veaetusou Marcianus A, x* siècle), dans lequel manquent au début le premier livre, le second et le commencement du troisième, et, à la fin, la conclusion, sans parler de quelques autres lacunes. Pour les combler en partie, no\i8 avons un Abrégé (Epilome ou E). rédigé dans la périoile byzantine d'après un ms. plus complet. — Editions. l'Mition princops. Aide, Venise, 1514, d'après une copie d'A. Éditions importantes : Gasaubon, Paris, 1596-1600, avec des notes qui sont un immense répertoire d'érudition; Schweighaniser, 14 volumes, Deux-Ponts, 1801-1807; G. Dindorf., Leipzig, 18-27; Meineke, Leipzig, 1858-67 ; G. Kaibel, 3 vol. Leipzig, 1887-1890 (Bibl. Teubner).

RoMANGiEUs ET POÈTES. — Nous ne cToyons pas utile de donner ici une bibliographie distincte pour chacun des romanciers grecs. Les principales éditions collectives sont : celle île la Bibl. Didot, Scriptores erotici (Paris, 1856), contenant Parthenios, Achille Tatius, Longin, Xénophon d'Éphèse, Héliodore, Ghariton, Antonius Diogène, Jambli(iue,par Hirschig, ol de plus Apollonius de Tyr par J. Lapaume ; celle do la Bibl. Teubner, 2 vol., Leipzig, 1858, due à Ilercher, et contenant les mêmes romanciers, sauf Héliodore, et en plus quelques romanciers byzantins. — Héliodore, a été publié dans lu même collection par J. Bekker, Lipsiai, 1855. — Les principaux de ces romans ont été traduits en français par Gh. Zèvort, Charpentier, Paris, 1856.

Pour les poètes, voir les notes au bas des pages.

DroN Gassius. — Manuscrits. Le classement vraiment sclen* tifique des mss. de Dion n'a été fait que de nos jours par le dcr»

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nier éditeur, P. Boissevain. On trouvera dans les préfaces de son édition tous les rensei«?nements désiraldes à ce sujet. Les fragments des livres perdus (I à XXXV) doivent ('tre recherchés dans Zonaras, dans les recueils d'extraits de Constantin Porphyrogénùte, dans (juclques palimpsestes, dans le lexique de Bekker. Pour la partie conservée (1. XXXVl-LX), deux mss. seulement ont une valeur j^ropre, comme indépendants l'un de l'autre : le Laurentiarius 70, 8 et le Mtircianua 395. — Éditions, Voir également la préface de Boissevain. Éd. princeps, R. Estienne, Paris, loi8. Principales éditions : Reiniar. 2 vol. fol., Hambourg, 17j0-52, avec des notes de Fabricius et de lieiske; Sturz, 9 vol. 8", Leipzig» ^82i-43, le tome IX contient les compléments tirés par Angelo Mai d'un vol. du Vatican; Dindorf, 5 vol. 8», Leipzig, 1863-63, Biblioth. Teiibner: Melber, 5 vol., I^eipzig, 1896, même collection. La meilleure édition est aujourd'hui celle de Boissevain, Berlin, Weidmann, commencée en 1895.

HÉRoniEN. — Sur les manuscrits, voir la préface de l'édition de Mendelssohn. Edit. princ, Aide, Venise, 1503. A citer ensuite : l'édit. de Sylburg. t. III de la collection des Scriptores Mstoriœ romansBy Francfort-sur-le-Mein, io90; celle de Schweighftîuser, avec une tra(lu<*.tion latine et des notes, Bàle, \1S\; celle de Irmisch, 5 vol. in-8', Leipzig, 1789-1805 ; celle de Bekker, Leipzig, 1855, Bibl. Tcubner. La meilleure est celle de Mendelssohn, Leipzig, 1883.

Historiens secondaires. — Les textes se trouvent dans les Fragmenta historié, fjraecorum de C. Millier (Bibl. Didot) et dans les Uistor. fjrsci minores de Dindorf (Bibl. Teubner). Voir pour chaque auteur les renvois au bas des page^.

DiOGÈNE L.vERCE. — Munnscrits. Consulter Max Bonnet, lihein. Mus., t. XXXIT. p. 578 ; Gorpusc. poesis epicte graicoi ludibundaî, fasc. I, p. 51, et Usener, Epicureaf Préf. p. VI. Les principaux sont le Borbonicus 253 (Bibl. de Naples, xii« s.) et le LaurentianusIjXlX, 13 (xii® s.), témoins indépendants d'une mémo tradition. — Éditions. Edit. pr., Bàle 153i. Éditions principales : Meibom. Amsterdam, 1692, avec les notes de Ménage; Teubner, Leipzig, 1828-33, 4 vol., dont les deux derniers contenant les commentaires, notamment ceux de Méirage et de Gasaubon; Gobet, Paris, 1850, Bibl. Didot. 11 n'y a pas encore d'édition pourvue d'un appareil critique suflisant.

Plot IN' — Manuschtfi. Voir la préface de l'édition d'Oxford de Creiizer. Le meilleur paraît être le Medieeus A, du xiii*^ siècle. Notre texte représente, d'après Greuzer, la recension de Porphyre, mais tronquée dans certaines parties, et môme mélangée. Les Byzantins connaissaient deux recensions, celle de Porphyre et celle d'Eustochios (voir la préface de Greuzer). — Éditions. La première édition fut celle de Marsile Ficin, Hûle. ii)80, avec trad. latine. La plus importante est ensuite celle de Greuzer, Oxford, 1833, 3 vol. in-8«, dont le texte a été reproduit par le même savant dans la Bibl. Didot, Paris, 1850, avec la trad. latine corrij^rèe de Marsile Ficin. Nouvelle édition des Enncmlea par II. F. MCiller, Berlin; le tome I a paru en 1878. — Traduction française par Bouillet, 3 vol. in-8®, Paris, 1857.

Porphyre. — Il n'y a pas encore aujourd'hui d'édition complète des œuvres do Porphyre ni par conséquent d'étude d'ensemble sur les manuscrits. On trouvera quelques renseignements dans la préface de la seconde édition des Opuscuia se/ccia de Nauck. — Les éditions à citer ici sont peu nombreuses. Les '\yooaat -oo; zv. jon^'Ji^ par Greuzer, se trouvent dans son édition de Plotin de la Bibl. Didot. Nauck a donné sous le titre de Opuscuia selecta un choix comprenant les Fragments de rhist. de la philosophie (y compris la V^te de Pythagore), V Antre des Nymphes, le Traité de i* Abstinence, la Lettre à Marcella, Leipzig, 1860 (2« éd. 1880), dans la bibl. Teubner. UAntre des Nymphes a été publié aussi par Hercher dans l'Élien de la Bibl. Didot. Les Questions homériques, par Schrader, ont paru à Leipzig, 1880. Wolf a publié à Berlin, en 1856, les fragments de l'ouvrage Sur la philosophie des oracles. La Vie de Plotin , revue par Westermann, est jointe au Diogène Laërce de la Bibl. Didot.

Écrivains chrétiens. — La bibliographie des écrivains chrétiens doit être réduite ici à quelques indications, puisque la plus grande partie de leurs œuvres sont étrangères à l'objet de cette histoire. Nous renvoyons pour de plus amples renseignements à Harnack, GVsc/i. dcr AUchristlichen Litcratur, F® partie, en '2 vol., Leipzig, 1803, et à Bardenhewer, Patrologie, F ribourg, 1891-, où l'on trouvera toutes les indications désirables.

HiPPOLYTE. — Les Philosophumena, E. Miller, Oxford, 1851 ; Duncker et Schneidwin, Gœttingue, 1859, texte reproduit dans la Patrol. grecque de Migne, t. XVI, 3° partie, parmi les

œuvres d'Origène. Nouvelle recension du 1. I dans les Doxo» graphi grœci de Oiels, Berlin, 1879. Pour le reste des œuvres, P. A. de Lagarde, Uippolyti romani quœ fcruntur omnia gratce, Leipzig et Londres^ 1858.

Origèxe. — Édition des œuvres exégétiques, de Huet, 2 vol. in-fol., Rouen, 1668. Édition complète des Bénédictins, Paris, 1733-1750, 4 vol. in-fol. Édition de Lommatzsch, 25 vol. in-80, Berlin, 1831-18. Le texte des Bénédictins a été reproduit dans la Patrologie grecque de Migne, t. XI -X Vil, Paris, 1857-1860. — Pour les autres écrivains de rang secondaire, voir les notes au has des pages.

SOMMAIRE

I. Vue générale sur la littôraturo du m* siècle. — II. Les continuateurs de la sophistique. Les Philostrate. Philostrate l'Athônieu : Vie cVApoilonios de Tyane, Vies drs sophistes , Traité de la gt/rn* nastique, Lettres. Philostrate de Leiniios : L'Héroique, les Tableaux. Philostratc le Jeune, les Tableaux, Gallistrate, les Descriptions de statues. Élien, sa vie et ses œuvres ; Sur les ariimaux; Histoire variée. Athénée : le Banquet des sophistes. — 111. La rhétorique. Apsinés. Bhéteurs secondaires. Ménandre. Cas.sius Longin. — IV. Le roman. Ses origines. Antonius Diogène ; Jambliquo; Xènophon d'Éphèsc; Tauteur anonyme d'Apollonius de Tyr ; lléliodore ; Longas. — V. La poésie. — VI. L'histoire. Dion Cassius. Sa vie et son œuvre. Hérodien. Historiens secondaires : Dexippe. L'histoire de la philosophie : Diogène Laërce. — VII. La philosophie. Son état au commencement du m* siècle. Le néoplatonisme. Plotin ; sa vie ; son œuvre : Les Ennéades. Grands caractères de sa philosophie : spiritualité, amour de Dieu, mysticisme. Puissance et dangers du néoplatonisme. Son influence. — VIII. Disciples de Plotin. Porphyre^ Sa vie. Son œuvre. Ses principaux écrits de philosophie et de philologie. — Les livres hermétiques. — IX. Le Christianisme au iii« siècle. Hippolyte ; les Philosophoumena. Origéne ; sa vie et son

œuvre. Son onsoignemont ; rOrigcnisme. — X. Les écrivains cbrt'ti»;ns sccon<lairos au iii« siècle. Éculo d'Alexandrie; école «rAnlioche. Grégoire le Thaumaturge. Méthode ; le Banquet des dix viertjes. Painphilo. Jules Africain. Ce que le m» siècle a préparé.

Le 111® siècle, qui va Je Septime-Scvère à Dioclétien, offre ;, au point de vue littéraire, deux spectacles opposés : d'un côté, déclin manifeste, de Tautre, effort de création et croissance.

La sophistique, qui avait fait la gloire du siècle précédent, tombe dans le bavardage prétentieux et vide, qui était son terme naturel. Les Philostrate, les Elien, les Athénée sont, pour la valeur de l'intelligence et pour le talent, fort au-dessous d'un Dion, d'un -^lius Aristide même, et surtout d'un Lucien. Des historiens estimables, comme Dion Cassiusou Hérodien, compensent mal cette infériorité. D'autre part, la science hellénique, qui faisait grande ligure encore avec Ptolémée et Galien, disparaît alors, ou peu s'en faut. L'art et le savoir méthodique s'abaissent à la fois. Vu sous cet aspect, le mouvement général du siècle est une décadence.

Mais voici la contrepartie. L'hellénisme, au second siècle, avait fait effort pour dégager de ses vieilles traditions une religion qui satisfît la conscience humaine en lui donnant à la fois une doctrine du devoir et une conception de Dieu appropriées à ses besoins. C'est à cette tentative, plus ou moins consciente, qu'avaient collaboré Épictète, Plutarque, Marc-Aurèle. Ils n'y avaient réussi qu'imparfaitement. Leur morale restait trop indépendante pour beaucoup d'àmes, leur dieu n'était ni assez défini ni assez vivant. Or, ce qu'ils n'avaient fait qu'ébaucher, les grands esprits du m* siècle

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vont l'achevor. Plolin et Porphyre créent roellenicnt un hellénisme nouveau avec «les éléments tirés de riiellénisme ancien. Ils constituent une morale profondément Hiligieuse et une reliirion appuyée sur une sorte de révélation. Ce qui était confus et obscur chez leurs prédécesseurs s'organise entre leurs mains. Ils établissent, iur la base de la tradition, un mysticisme rationnel, qui est h la fois dévotion et pensée, foi et réflexion. Que ce fût là au fond une altération fâcheuse du véritable hellénisme, on peut le soutenir, et la suite même du néoplatonisme le démontrera. Mais, en tout cas, cet hellénisme transformé est en soi une œuvre puissante d'adaptation, qui é(|uivaut presque à une création. Et, sous cet aspect, le m*' siècle se montre fécond.

Il ne l'est pas moins pour le christianisme. C'est le temps où prend vraiment naissance la théologie. La philosophie chrétienne, qui inspirera au siècle suivant les pères de PKglise, est tout entière, non plus seulement en germe, mais en voie d'organisation, chez Origène. Comme le néoplatonisme, qu'elle côtoie, mais dont elle se sépare, cette philosophie cherche l'alliance du mysticisme (;t de la raison, de la foi et de l'examen. C'est donc bien là au fond la tendance commune des hommes d^alors. Chez les chrétiens comme chez les païens, elle est la seule qui produise de grandes choses : et c'est par elle que le m® siècle prépare celui qui suivra.

Si nous en cherchons les raisons, nous en découvrons de plusieurs sortes. D'abord, une raison ancienne et profonde, cette forcte des choses qui depuis plusieurs siècles poussait l'hellénisme à évoluer vers une forme nouvelle. Puis, des raisons récentes, qui résultent du moment, et qui sont décisives. Jamais Tempire n'a été plustroublé. Après la mort d'Alexandre Sévère, pendant trente-trois années consécutives, il est vraiment en

proie à ranarchie (233-208); le spectacle du monde est si décourageant que les meilleurs esprits s'en détournent et oherclient ailleurs où placer leurs espérances. Or, justement en ce temps, le conflit des religions, devenu plus sensible, excite les intelligences à éclairer leurs croyances, à les développer, à les achever. Le christianisme, dont ou sent enfin la force, devient un stimulant pour la philosophie grecque; et, de soh coté, cette philosophie, dont les docteurs chrétiens ne peuvent méconnaître la science et la méthode, se tourne pour eux, «ju'ils l'avouent ou non, en un exemple fécond. Ces temps d'échanges sont des temps de pensée. Ce qui avait manqué au monde grec depuis longtemps, c'étaient des courants intellectuels d'origines diverses. Depuis plusieurs siècles, tout, en Biatiére d'idées, venait de la même source et suivait le même cours. Il y avait profit pour loi à sentir maintenant sa tradition battue en brèche et à se voir obligé de la modifier.

Voila en sonune bien des choses dignes d'intérêt dans ce siècle d'assez médiocre réputation. Il faut essayer de les mettre en lumière «uccossivement. Mais, avant d'arriver à ce qui est nouveau en lui, commentons par ce qui le rattache le plus directement au précédent, à savoir la^survivance de la sophistiqm».

Nous avons énuméré plus haut les principaux représentants de l'éloquence à la mode dans la dernière partie du second siècle. Celte liste pourrait être continuée h travers le m® siècle. Elle serait sans intérêt. Détachons seulement ce qui mérite d^étre mentionné.

D'abord la lignée des Philostrate K Celle-ci semble

i , Sur cette famille, assez difficile à débrouiller, consulter Berp[k,

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avoir coniiueiicé à so faire connaître dès le temps de Néron par nn premier IMiiloslrale de Lemnos, fils de Verns, (jui enseigna la rhétorique à Athènes sous les Flaviens*. On lui altrihue aujourd'hui le Néron, dialogue fort médiocre, qui ligure à tort parmi les œuvres île Lucien ■. De s(;s autres ceuvres, énumérées par Suidas, nous ne connaissons plus rien.

Vers la fin du second siècle, ou phitot au commencement du troisième, le nom de Philostrate reparaît, illustré presque simultanément par deux hommes de même profession, l'oncle c^t le neveu, Philostrate l'Athcnieu el Philostrate de Lemnos.

Philostrate, dit PAthénien, le plus connu des deux, était, malgré son surnom, né à Lemnos, lui aussi^ et fils d*un Verus, comme le Philostrate du i*^"" siècle, dont il descendait sans doute. Mais ce fut à Athènes qu'il établit sa réputation, en qualité de professeur; d'où le surnom qu'on lui donna pour le distinguer de soa neveu, lorsque celui-ci à son tour devint célèbre dans les écoles. Cette période*, athénienne de sa vie paraît répondre à peu près au règne de Septime-Sévère. Vers la iin de ce règne peut-être, c'est-à-dire avant 211, ou sous celui de Caracalla, il vint à Rome, étant déjà célèbre, et fréquenta lacour de l'impératrice Julia ^ 11 vécut jusqu'au temps de l'empereur Philippe 1^244-249). 11 est l'auteur de la Vie dWpollonios de Tf/ane et des Vies des Sophis-

Die Philoslrate, dans son ri.ciieil intitulé Fùnf Abhandlungen, Leipzig, 1883. *

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