Mémo lettre
à Athènes, il passa en Syrie, et, sous le rî-gne d'Aurélicn (270-275), il s'attacha à la reine de Paimyre, Zcnobie. veuve d'Odenath, d'ahord comme professeur, puis comme conseiller ; il l'excita même et la soutint dans sa résistance aux armes romaines, et enfin, tombé aux mains du vainqueur, fut condamne et exécuté en 273 *. De ses écrits philosophiques il ne nous reste qu*un fragment d'un traité Surlp sonrerain bien (Ilept tcXqu;)-. Il se rattachait par ses tendances générales l\ Técole néoplatonicienne, mais il ne semhle pas qu'il ail pris une part bien importante à son développement; le chef de l'école. Plotin, ayant lu son traité Ilcpi *Apycôv, se refusait même à reconnaître en lui un vrai philosophe^. Comme maître de rhétorique, Longin avait composé divers ouvrages, dont un seul, de médiocre importance, a subsisté, en partie*. C'est un Traité de rhétorique (Teyvrj prjTopixr.), qui ne consiste guère qu'en un recueil d'observations pratiques enfermées dans les cadres traditionnels, sources d'invention, disposition, diction, débit, ménnoire; il dut sans doute .son succès à ce que tout y était simple, condensé, facile à retenir ^ — En réalité c'est surtout à titre de critique que Longin se fil une haute réputation parmi ses contemporains. Sa grande autorité est attestée par une série de témoignages concordants. Porphyre, qui l'a bien connu, vant(; sa pénétration et son goût sur, qui faisaient de lui le premier des criti-