Voir ces noms dans Suidas
3. lihet, OriKi.iihi Spuiigel, t. L p. 331. Le titri* <le l'ouvrago est diversement altéré dans les mss. Le plus important de ceux-ci est le Parisinus 1874. Le texte de la rhétorique y est d'ailleurs défiguré, comme dans tous les autres mss., par diverses interpolalions, (le chaos a été débrouillé peu A pou par Ruhnken, Spongel, Finckh. Vuir l'art, cité de Brzoska. — Le traité Ilepl è<TyT,jx«Tta(xeva)v 7rpo€Xr,{idtTtov, (jui est joint à la Wiplorifjue, n'en est sans doute qu'un chapitre aujourd'hui détaché.
782 GHAP.VI.— DE SEPTIME-SÉVÈRE A DIOGLÉTIEN
pratique. Peu de règles, mais beaucoup d'exemples. Le mérite auquel il paraît viser est celui de la précision : distinguer les divers cas plus ou moins siniilaircs, faire bien sentir ce qui est propre à chacun d'eux. Son livre a des qualités pédagogiques ; il ne faut pas lui en attribuer d'autres. — Indépendamment de sa réputation de professeur et d*orateur, Apsinès paraît s'en être fait une aussi comme critique. 11 avait composé un Commentaire sur Démosthène, auquel il est fait allusion dans quelques-unes des scolies subsistantes. Sa Rhétorique prouve du reste qu'il l'avait étudié de près*.
^'icagoras d'Athènes, sophiste et historien, Minucianus qui vécut jusque sous (îallien (2G0-268), Callinieos et (iénéthlios, leurs contemporains, Rufus, dont l'époque n'a pu être déterminée, ne sont pour nous que des noms, qui servent d'étiquettes à des fragments sans originalité. La Te/vTi de Minucianus eut cependant sa vogue: elle fut commentée comme une œuvre classique, notamment par Porphyre -.
Ménandre, de Laodicée en Lycio, est signalé par Suidas comme un commentateur d'Hermogèno et de Minucianus, ce qui laisse supposer qu'il vécut au temps où la renommée de ce dernier subsistait encore, et probablement subit son inlluence. 11 est vraisemblable qu'il ne doit pas être distingué du Ménandre qui est cité plusieurs fois dans nos scolies de Démosthène et du Panathénaïque d'Aristide ^. J\ous n'avons plus sous son nom que deux traités Sur les discours épidictiques (Ilcpi e-i-
1. Scol. de Démos th., Leptin,, 458, 9, et scol. d'Hermogène, V. 517. Wahl.
2. Nicagoras, voir C. MUller, Fr, Hist. Gr., III, p. 662. Minucianus, Hept èitîxetpr.iJLdtTtDv, Rhet. Gr., Spongel, I, 415; Suidas» Mcvo-jxiavAc. TevIÔXio;, MévavSpo; et IIopçvpio;. — Rufus, Téxvrj pr^TopixTi, Rh. Gr„ Spengol, I, 461.
3. Ed. Dindorf, t. III» p. 26, 22 et surtout 260, 2. La citation de la page 53, 34 me parait se rapporter au poète Ménandre.
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SeixTixûv) *. Le premier seul parait devoir lui revenir définitivement ^ Il y étudie, sans aucune profondeur, mais non sans goût, les diverses formes de l'éloge, d'après les lieux communs qui leur sont propres, et caractérise le style qui leur convient. Des citations assez nombreuses relèvent Tintérètde Touvrage. Le second traité, plus développé, s'attache à classer les formes de Téloge ou du compliment d'après leur destination. Il nous fournil, comme le précédent, d'assez curieux renseignements sur les habitudes et les méthodes de l'éloquence officielle du temps.
JMais, entre les rhéteurs du m* siècle, la première place paraît revenir à Cassius Longin, bien que ses œuvres soient presque entièrement perdues '. Né probablement avant 220, neveu et héritier du rhéteur Fronton d'Emèse, qui avait professé à Athènes en concurrence avec Apsinès, il appliqua successivement sa vive et souple iutelligence à la philosopliie, à la rhétorique, à la critique. Sa jeunesse se passa à étudier et à voyager. Il suivit à Alexandrie les leçons des néoplatoniciens Ammonios Saccas et Origène *. Devenu chef d'école, à son tour, il fut le maître de Porphyre pour les belleslettres et la critique, et il parait l'avoir aimé d'une sincère affection s. H ne semble pas avoir connu personnellement Plotin, mais il lut avec empressement ses écrits, qu'il admirait vivement ^. Après avoir enseigné