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808 GHAP.VI.— DESîtPTIME-SÉVÈRE A DIOGLÉTIEN
ainsi l'occasion de connaîlro presque tous les hommes qui jouaient ou avaient joué un rôle dans les affaires de rÉtat, et il fut lui-même le témoin des folies du fils de Marc-Aurèle. Ami de Pertinax, il fut de ceux qui le saluèrent empereur en 193. Pertinax le désigna pour la préture, qu'il n'exercja quVn 19t *. Déjà, il avait publié un livre Sur les songes et les pronost ics (llapt tg>v ôvstpi- Twv XXI Tûv (Tf\[j.tim) ; Soptiine-Sévére,, alors simple général, l'ayant lu, y avait trouvé des raisons de croire à sa grandeur future, et avait écrit à l'auteur pour le complimenter *. Des relations amicales s'étant ainsi établies entre eux, Tavénement de Sévère (à la fin de 193) fut une bonne fortune pour Dion. 11 exerça alors sa préture (194); et c'est à ce moment qu'il se fit historien.
Un songe lui avait révélé sa vocation ^. Il écrivit dV bord l'histoire du régne de Commode, et il la soumit à Sévère : l'approbation et les encouragements de l'empereur le décidèrent à étendre son plan ; il entreprit d'écrire toute l'histoire de Rome, depuis les origines jusqu'à son temps. 11 mit dix ans à en rassembler les matériaux, de 200 à 209 probablement, puis douze ans à les mettre en ordre et à les rédiger. La plus grande partie de son ouvrage, jusqu'à la mort de Septime- Sévère en 211, était donc achevée vers 221, un peu avant l'avènement d'Alexandre Sévère ^. Les dix-neuf années du règne de Septime-Sévère ne lui avaient pas apporté de charges nouvelles. Soit que les dispositions de l'empereur à son égard fussent diîvenues moins favorables depuis qu'il s'était pris d'admiration pour Com-