Tzetzes, ad Lycophr., 486 et Et. de Byz., Taort
4. Fragments dans Daentzer, Fragm. der ep. Poésie, II, 99 sqq.
5. Les •A7to':eXî<T[iaT'.xa se trouvent dans le volume d* la Biblioth. Didot qui contient Théocrite ot les poètes didactiques. Voir l'étude préliminiire très co:nplète de A. Koe^hly, soconde édition de Koechly, Leipzig, 185S. — On trouvera dans le mémo volum3 : un poème Sur les Auspices, qui porte le nom du philosophe Maxime
800 OHAP.VI —DE SKPTJMESÉ VÈRE A DIOGLÉTIEN
La poésie lyriciue n'est plus représentée au m* siècle par aucun nom important. Ce n'est pas à dire qu'elle eut cessé d'exister. Elle se perpétuait certainement entre les mains d'amateurs aujourd'hui inconnus, inventeurs oubliés de poèmes anacréonticpies dont les œuvres figurent peut-être dans le recueil dont il sera question plus loin, épigrammatistes noyés dans les anthologies^ ou encore auteurs d'odes de circonstance qui ont péri. Philostrate, dans une de ses lettres {Epist, 71), recommande à un ami riche et puissant un certain poète Celse, qui avait raconté toute sa vie dans des chansons d'amour, « cH)mme font, dit-il, les naïves cigales ». Il a pu se rencontrer beaucoup de cigales do cette sorte dans le courant du ni* siècle; nous ne perdrons pas notre temps à leiu' faire la chasse.
En face de la littérature frivole, nous avons vu se constituer, dès le siècle précédent, une littérature historique et philosophique, qui, sans atteindre à une originalité supérieure, nous a paru cependant l'emporter par le sérieux,, la sincérité, le goût de la raison. Cette antithèse se continue à travers tout le troisième siècle, à peu près dans 4es mômes conditions. Et, là aussi, nous rencontrons, dans l'histoire et dans la philosophie, des esprits sains, vraiment dignes d'estime.
La bonne tradition historii|ue, en particulier, qui avait été si heureusement renouvelée, au temps de
(iv« siècle), mais qui paraît ctro l'œuvre d'un poète alexandrin; des frafrments astronomiques de Dorotuéos (d'époque inconnue) ; quelques vers éléfl:iaques 5wr /7/o/usrop^ d'ANNuniox, probablement contemporain de Néron, mais on tout cas antérieur au iv« siècle ; Engebrecht, Uephaesf. von Thehen, 36.
DION GASSIUS 807
Trajan, d'Adrien et des Anlonins, par Plutarque, par Arrien, par Appien, est alors représentée par un Dion Cassiiis, un Ilérodien, un Dexippos. C'est un plaisir d'opposer aux creuses inventions des sophistes leurs œuvres sensées et instructives. Comme Arrien et comme Appien, tous trois sont des hommes d'affaires, qui se sont formés dans la vie pratique, et dont Tesprit, au lieu de se remplir de chimères, s est appliqué de honne heure aux réalités.
Dion Cassins (Cassius Dio Cocceianus) nous est surtout connu, quant à sa vie. par ce qu'il a dit de lui-même' *. Né à Nicée. en Bithynie, un peu avant 155 ^, il se rattachait par ses origines au philosophe Dion Chrysostome, de Pruse. Sa famille était des premières de la province. Son père, Cassius Apronianus, fut gouverneur de Dalmatie et de Cilicie sous Marc-Aurèle ^; élevé par lui. le jeune Dion s'hahitua de bonne heure à voir de près le fonctionnement de l'administration romaine, et il recueillit de sa bouche quantité de renseignements qu'il ne manqua pas d'utiliser plus tard *. Il dut venir à Rome dans les dernières années du règne de Marc- Aurèle, car il était déjà sénateur en 180, lorsque Commode prit le pouvoir ^ Durant les treize années de son règne, il vécut à Home, où il parut devant les tribunaux, comme accusateur ou comme défenseur •. 11 eut
1. Notice très courte «le Suidas, A-tov o Kâoraioç; Photius, cod. 1\, — Dissertation d«* R'-imar Devifa et srr'iptis Dionis, en tôle de son édition, Hanibouig, 1750, reproduite en partie dans lo Dion do la Kibl. IVul^n^T, t V.
2. Dion, 7ri, 15. T^adate de sa naissance ne peut être postérieure, puisqu'il était srnateur en 18i), l'àp^i sénatorial étant de 25 ans. Elle ne peut gu« re être antérieure, à cause de la date de sa mort.