LXXX
810 GHAP.VI-Dt: SEPTIME-SÉVÈRE A DIOCLÉTIEN
et infirme; il obtint la permission de se refirer dans son pays, en Bilhynie, où il passa ses dernières années *. Ce fut alors qu'il reprit son œuvre interrompue et conduisit son histoire au moins jusqu'à la date de son second consulat, sous une forme d'ailleurs plus rapide. II dut mourir entre 230 et 240, âgéil'environ quatre-vingts ans. Outre son grand ouvrage. Suidas lui en attribue plusieurs autres, qui semblent n'en être que des parties détachées, et une Vie du philosophe Arrien, sur laquelle nous ne possédons aucun autre témoignage.
V Histoire romaine (T(«)[jt.xix7; i^TOfia) comprenait quatre-vingts livres, répartis d'après Suidas en huit décades. Elle nous est parvenue fort mutilée. Vingt-quatre livres seulement (de XXXVl à LX) subsistent dans les divers manuscrits. Ils embrassent l'importante période qui va de l'an 68 avant J.-C, à Tan 47 de l'ère chrétienne, c'est-à-dire la fin de la république, les règnes entiers d'Auguste, de ïibère, de Caligula, et les premières années de celui de Claude. De plus, un manuscrit unique (Valic. 1288) nous a conservé des parties mutilées des livres LXXVIII et LXXIX, relatifs aux règnes de Car&calla, de Macrin et d'Ela;jrabale. Enfin, des fragments des trente-cinq premiers livres ont été retrouvés dansles extraits rassemblés par les soins de Tempereur Constantin Porphyrogénète. Vt)ilà tout ce qui reste de l'œuvre originale. Pour suppléer à ce qui manque, nous avons surtout l'abrégé qui fut rédigé dans la seconde moitié du XI* siècle par le moine Jean Xiphilinos de Constantinople. Par malheur l'exemplaire dont se servait Xiphilinos était déjà incomplet. L'abrégé ne commence qu'au livre XXXV^ et il laisse de coté certaines parties (le règne d'Anlonin le Pieux et les dix premières années de Marc-Aurèle) qui manquaient à l'abréviateur. Il faut