Porphyre, dans Eusèbe, Ilist. eccl., VI
5. Même passag**. Porphyre, il est vrai, semble dire qu'il renoni;a au christianisme c dés (lu'il so mit à philosopher » ; mais uno telle manier»* do dater un fait est en réalité fort vague, et Porphyre a intérêt dans ce jjassago à présenter la conversion d'Ammonios à rhellénisme comme avant ou lieu de bonne heure.
profession, tout en inclinant vers un platonisme mystî- (jue, qui ne devait pas déplaire au disciple de Clément. Son altitude était différente vingt ans plus tard, lors- (|u'il eut pour auditeurs Plotin et l'autre Origène^ le néoplatonicien. Mais il y avait au fond tant de ressemblances, (juant à la tendance générale, entre le néoplatonisme naissant et le christianisme plalonisant, que les divergences pouvaient se dissimuler ou s'ignorer ellesmêmes assez longtemps.
Entre 212 et 213, Origène voyage à plusieurs reprises : il vient en Italie pour visiter l'ancienne église de Pierre, il se rend même en Arabie, mais Alexandrie est toujours son domicile. I.a sanglante persécution de Caracalla (2irj-2l6) l'oblige à (juitter cette ville. H fuit en Palestine, enseigne à Jérusalem et à Césarée, puis revient à Alexandrie. Kn 218 ou 219, Julia Mamma^a, mère du futur empereur Alexandre Sévère, l'appelle à Antiocbe, pour l'interroger sur le christianisme *. De 211) à 230, il (continue son enseignement à Alexandrie. En 230, au cours d'un voyage en (irèce, Origène est ordonné prêtre à Jérusalem 2; il avait alors près de quarante-six ans. (l'est le temps où commencent ses luttes avec l'autorité t'cclésiasti(|ue.
iJu retour à Alexandrie, il est censuré par son évèque Déniétrios. accusé d'hérésie, condamné par plusieurs svnodes (2.*]l-232i, et forcé de (luitter définitivement son école. H transporte son enseignement à Césarée de Palestine. Cinq ou six ans plus tard, vers 237 ou 238, au iriouïent de la persécution de Maximin, nous le trouvons caché en Cappadoce ; puis, il revient à Césarée de l*alestine et y reprend son enseignement, qui ne parait avoir été interrompu, durant les dix années suivantes,
1. C«ilr«nus, p. 2.-iC. J)'ai)rès Eusèbo, VI, 21, le fuit aurait ou Vu'ii \u'\i après ^^2, lorsque Alexandre était déjà empereur.