Diog. L., IV
ARCÉSILAS 77
rt dont I«^ oombrrax écrits paraisc$ent avoir été une des sourires philotscphiques où Cîcéron puisa le plus abondammeot '. Au milieu de ces ombres effacées. Arcésilas et •laméade ont seuls une physionomie un peu distincte.
Arcêsilas *, né à Pitané ^en EolideV vers 315, vint à Athènes de bonne heure, y écouta, semble-t-il, divers fnaitres. ou subit du moins leur influence, et se composa ainsi une philosophie où se combinaient le platonisme, le p\TThonisme et la dialectique de Mésrare *. Après la mort de Cratès, vers 260, il devint scolarque. Sa vie se passa tout entière à TAcadémie : les seuls événements de sa biographie sont les disputes philosophiques qui la remplissent ^. C'était un homme excellent. d*un cœur généreux, d'une bienfaisance active et discrète*. Jamais on ne vit disputeur plus ardent, plus souple, plus retors et insaisissable *; avec cela spirituel et mordant à l'occasion'. Ses adversaires ordinaires furent les Sto'iciens, qui attaquèrent sa vie et ses mœurs *. Mais ses disciples l'adoraient. Le principe de sa doctrine était que la vérité absolue échappe à Tesprit humain, que la f xvraaix zxratXr,— TiXT, des Stoïciens est une illusion^ qu'elle peut être produite par le faux comme par le vrai •, que le
1. Cf. Zeller, p. 501, n. 3, et 651, n. 3 ; Diels, Doxogr. grxci, p. 121 ; Sasemihl, I/p. 130.
2. Diog. L., IV, 28-45. Cf. Namenias, cité par Eusébe, Prép. évang. XIV, 5 et 6 (dans Mullach. Fragm, PhiL, t. IH, p. 153-158). V. Snsemihl, I, p. 122 et saly.
3. Cf., dans Diog. L.. IV, 33, les yers satiriques d'Ariston de Chios et Je Timon.