‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 52 sur 605 · Diog. L., IV · texte numérisé non relu

Diog. L., IV

6. Cf. Namenias, dans Maliach, p. 155 et 158. 1. Diog. L., IV, 43.

S. Diog. L., IV, 40.

9. Gicéron, Acad, II, xxit, 17. Cf. Namenias, dans Mullach, p. t57.

sage doit suspendre son jugement^ s'en tenir au doute (ewo/Y)) sur le fond des ctioses^ et se contenter, dans la pratique, de 1^ vraisemblance, établie sur une certaine logique du discours (t4 euXoyov). — 11 mourut en 24!, n'ayant écrit que quelques vers et quelques lettres *.

Carnéade, né à Cyrène vers 215, mort en 129, acheva la théorie du probabilisme *. Il y avait, selon lui, trois degrés de probabilité (TfiOavoTYî;). Il distinguait les opinions simplement probables (SoÇai Tuiôxvai), celles dont la probabilité s'imposait par la force de certains arguments irréfutables (mOaval xa{ aTrepiowxdTOi), celles qui étaient de tout point irréfutables (aicepiVradroi xaiTcepiu- Sev)(i.éyxi) ^ Mais cette force apparente de certaines opinions était, à ses yeux, purement logique *. Au fond, la vérité objective est inconnue. Son disciple Clitomaque disait n'avoir jamais pu découvrir une vérité que Carnéade tînt pour absolument certaine ^ Disputeur autant qu'Arcésilas, il Tétait autrement : c'était moins encore un dialecticien qu'un orateur*. Sa voix puissante',, sa fougue entraînante, l'éclat de son imagination •, auraient peut-être fait de lui, à une autre époque, un orateur plutôt qu'un philosophe. En l'année 156, les Athéniens, ayant une contestation avec les habitants de Sicyone, envoyèrent trois députés au^sénat romain pour défendre leur cause. Carnéade fut un de ces envoyés,

Page 1